Le bêtisier de Maastricht

« Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé »

Michel Sapin, 6 mai 1992.

«On ne peut dire que oui : oui à la paix, oui à la compréhension entre les peuples, oui à l’union qui fait a force ».

Jacques Delors, 24 août 1992.

« Le oui étant majoritaire chez les jeunes, faut-il inventer une gériatrie du non ? ».

Bernard Kouchner, 31 août 1992.

« Ce traité lutte contre la bureaucratie. Le Parlement européen va désormais mieux contrôler la Commission ».

Laurent Fabius, 26 août 1992.

« La traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure »

Alain Madelin, 4 septembre 1992.

Au sujet du « non » danois au référendum du 2 juin : « Ce ne sont tout de même pas ceux qui ont laissé en Europe que les traces dévastatrices des Vikings et les petits contes d’Andersen qui vont arrêter une construction aussi grandiose que celle de la Communauté européenne ».

Patrick Devedjian, 3 juin 1992.

« Je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent non à Maastricht ».

Michel Rocard, 17 septembre 1992.

« Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe. »

Julien Dray, Assemblée nationale, 6 mai 1992

« Un NON au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir. »

Jacques Lesourne, Le Monde, 19 septembre 1992

« [Comme le 20 septembre 1792], le 20 septembre 1992 il y aura d’un côté l’Europe du mouvement, celle des Lumières, celle de l’espérance incarnée par l’armée révolutionnaire porteuse d’universalité et de l’autre les forces du passé, contre-révolutionnaires, amalgame d’armadas conduites par des despotes en dentelle de l’Europe réactionnaire dont le seul moteur est le refus.»

Ségolène Royal à Strasbourg, 17.9.92

«Préfère-t-on la logique de l’épuration ethnique à celle de l’intégration européenne ?»

Jean-François Kahn, L’Événement du Jeudi, 3.9.92

« Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie»

Michel Rocard, Ouest-France, 27 août 1992

« L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. »  – Martine Aubry à Béthune, 12 septembre 1992

« Pour pouvoir dîner à la table de l’Europe [monétaire], encore faut-il savoir se tenir à cette table et ne pas manger avec ses doigts. […] Si la monnaie unique a un mérite, et un seul, c’est d’obliger les pays à se conduire correctement. »

Jean-Marc Sylvestre, France Inter, 18 septembre 1992

« Ce n’est pas un hasard si la construction européenne doit plus aux raisonnements des élites qu’aux impulsions des peuples. Elle est le fruit d’une longue méditation sur l’Histoire. C’est un produit culturel. Non un élan irréfléchi, un hoquet des masses, arraché dans un mouvement de foule ou une improvisation d’éloquence. »

Jean Boissonnat, L’Expansion, 1992

« Tout le contenu du nouveau traité est depuis plus de vingt ans inscrit en lettres d’or dans nos stratégies industrielles. »

Antoine Riboud, PDG de Danone, Libération, 7 mai 1992

«Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. »

Michel Rocard, International Herald Tribune, 28.7.92

«Fallait-il faire un référendum ? Je ne l’ai jamais pensé. Tout ce qu’a de bon la volonté générale, c’est la représentation populaire qui le canalise et le cristallise. La collectivité, elle, est plus sensible au caprice et surtout à la peur. Les partisans du ‘‘non’’ au référendum sont plus émotifs, plus passionnels, plus mobilisés.»

Jean Daniel, Le Nouvel Observateur, 27.8.92

«François Mitterrand a joué les apprentis sorciers. Moteur de la construction européenne au long de ses deux mandats, il a décidé d’organiser un référendum sur le traité de Maastricht alors que rien ne l’y obligeait. Où en serait l’Europe si un seul chef d’État avait osé soumettre le traité de Rome au verdict populaire ?»

Courrier International, 3.9.92

«C’est une grosse erreur d’organiser un référendum. […] Je ne crois pas que les Français, individuellement, puissent avoir une opinion sur le traité. C’est trop compliqué. »

Antoine Pinay, Le Figaro, 9.9.92

«Avec Maastricht, on rira beaucoup plus.»

Bernard Kouchner, Tours, 8.9.92

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