Le féminisme : état des lieux

répliques féminisme

Simone de Beauvoir écrivait en 1947 dans le deuxième sexe : « la dispute durera tant que les hommes et les femmes ne se reconnaîtront pas comme des semblables ».

Nous sommes en 2016, les femmes ne sont plus confinées au foyer, ni condamnées aux métiers subalternes : avocats, architectes, magistrats, diplomates, ministres, les grandes professions et les plus hautes fonctions leur sont ouvertes. Elles divorcent sans rencontrer d’obstacle, celles qui ne souhaitent pas poursuivre une grossesse peuvent demander à un médecin de l’interrompre. La procréation est aujourd’hui un choix et non un destin.

Une véritable révolution des mœurs a tout changé en quelques décennies et  j’ai donc tendance à croire que la reconnaissance a eu lieu et que la dispute est, ou devrait, être close. Mais ce n’est pas à l’homme que je suis d’en décider. Je pose donc tout de suite la question à mes deux invitées :

« Diriez-vous que le féminisme a gagné la partie ou que nous vivons encore dans une société patriarcale et que le combat continue ? »

Intervenants

  • Clémentine Autain : conseillère régionale d’île-de-France, porte-parole de Ensemble ! (Front de gauche)
  • Eugénie Bastié : Journaliste au Figaro, auteur et un des membres fondateurs de la revue d’écologie intégrale Limite

Source : France Culture


Eugénie Bastié – Adieu mademoiselle : La défaite des femmes

Abolir la prostitution, mais autoriser la GPA. Supprimer la différence des genres, mais exiger l’égalité des fonctions. Réclamer l’abolition de la maternité, mais accepter l’imposition du voile. Se proclamer progressiste, mais enchaîner la condition féminine au Marché…

Soixante-dix ans après Simone de Beauvoir, Eugénie Bastié dévoile ici, d’une plume enlevée et implacable, la misère du néoféminisme contemporain. L’égalité des droits est actée, le contrôle de la fécondité acquis, le système de la parité rendu obligatoire. Mais les nouvelles ayatollettes entendent poursuivre sans fin le combat, et lutter sans relâche pour un monde déjà advenu.

Quitte, pour exister, à promouvoir les pires cauchemars d’Orwell, jusqu’à en oublier les véritables menaces qui pèsent sur le corps féminin. Des laboratoires de la Silicon Valley aux plateaux de l’Euro-vision, du tapage des Femen au déni de Cologne, des colloques queer et trans aux réseaux sociaux de la délation, de l’inva-sion des ministères à la désertion des banlieues, cette enquête intellectuelle sans précédent montre comment, sous prétexte de militantisme, l’idéologie postmoderne travaille à la défaite des femmes. Et, plus largement, à la disparition d’une humanité partagée.

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