Revue de presse (48)

France

Vers l’anonymisation des jihadistes ? (Le Figaro)

Plusieurs parlementaires de l’opposition demandent que les noms et photos des terroristes n’apparaissent plus dans les médias. Le gouvernement, qui mène une réflexion sur le sujet, proposera des mesures en septembre.

Au lendemain de l’attaque à Saint-Étienne-du-Rouvray, Le Monde, La Croix et BFMTV ont expliqué qu’ils ne diffuseraient plus d’images de terroriste.

Au CSA, vers un « code de bonne conduite » sur la couverture médiatique des actes terroristes (Next Inpact)

Dans un communiqué, le CSA n’annonce pas seulement qu’il a initié une procédure de (possible) sanction à l’encontre de France Télévisions. Il pose aussi les premières briques d’un code de bonne conduite, commandé par la toute récente loi sur l’état d’urgence.

Le gendarme de l’audiovisuel, saisi par de nombreuses personnes, a donc décidé d’initier une procédure à l’encontre du groupe audiovisuel. À l’index, la couverture de l’attentat de Nice par France 2, dans la nuit du 14 au 15 juillet 2016, et notamment l’interview d’un homme qui venait de perdre des membres de sa famille (le résumé d’Arrêt sur Images).

Surtout, à l’occasion des crimes commis à Nice, le CSA a aussi été saisi par voie de pétition « portant notamment sur les conditions de révélation de l’identité de terroristes et de diffusion d’images les représentant ». Ces sujets ne sont pas tranchés pour l’instant, alors que plusieurs médias de presse écrite ont décidé de ne plus montrer les visages de ces personnes dont Le Monde.

De fait, le Conseil réserve sa réponse à la rédaction du futur « code de bonne conduite relatif à la couverture audiovisuelle d’actes terroristes ». Ce code a été inscrit dans le marbre de la loi très récemment, celle prolongeant l’état d’urgence de 6 mois.

Dans son esprit, le code préviendra les « dérives en termes d’atteintes à la dignité humaine, avec la diffusion sur une chaîne publique des images terriblement choquantes et impudiques de la douleur indicible et glaçante de certaines victimes ». Mais aussi les « dérives en termes d’incitation indirecte à la violence par des images répétitives entraînant une certaine glorification des terroristes, et donc de possibles nouvelles vocations ». Et enfin celles relatives à la « diffusion d’informations pouvant gêner le travail des policiers : nous l’avons vu lors de la prise d’otages de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes ».

Sandra Bertin, policière municipale responsable de la vidéosurveillance de Nice, affirme avoir subi des pressions du Ministère de l’intérieur (FranceTV)

Le ministère de l’Intérieur a-t-il fait pression sur la responsable de la vidéosurveillance à Nice pour tenter d’imposer sa version des faits ? Une policière municipale dit avoir subi des pressions lors de la rédaction d’un rapport, afin de mentionner la présence de policiers nationaux sur les lieux de l’attaque. Ces accusations ont été publiées dans le JDD, dimanche 24 juillet. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé qu’il portait plainte pour diffamation.

Sandra Bertin, qui dirige le Centre de supervision urbain (CSU), était en poste le soir du 14-Juillet, lors de l’attaque qui a fait 84 morts sur la promenade des Anglais. Selon elle, un représentant de la place Beauvau lui a donné des instructions.

J’ai (…) eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte-rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité.

Attentat de Nice : enquête préliminaire pour «abus d’autorité» après le signalement de Sandra Bertin (AFP)

Le procureur de Nice a annoncé à l’AFP avoir ouvert aujourd’hui une enquête préliminaire pour vérifier les allégations « d’abus d’autorité » émises par la policière municipale niçoise Sandra Bertin. Le délit particulier « d’abus d’autorité » vise à éventuellement sanctionner une personne détentrice d’une autorité donnant des instructions contraires à la loi, a précisé le procureur Jean-Michel Prêtre.

Le procureur dispose désormais de tous les éléments, y compris le nom du responsable qui aurait téléphoné à Mme Bertin depuis Paris et dont l’identité va être vérifiée. Une source policière a affirmé lundi à l’AFP qu’il s’agirait en réalité d’une commissaire de la direction centrale de la sécurité publique, « pour une remontée d’information habituelle », et non à un membre du cabinet du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Les deux signalements ont été faits sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale, qui enjoint à tout fonctionnaire de signaler « sans délai » tout crime ou délit dont il acquerrait la connaissance.

Attentat de Nice : le dispositif de sécurité « n’était pas sous-dimensionné », selon l’IGPN

Le dispositif de sécurité déployé sur la promenade des Anglais, à Nice (Alpes-Maritimes), le soir de l’attentat du 14-juillet, « n’était pas sous-dimensionné », a affirmé, mercredi 27 juillet, la responsable de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), Marie-France Moneger-Guyomarc’h, après avoir rendu son rapport au ministre de l’Intérieur.

« Les 64 policiers nationaux étaient bien sur la promenade des Anglais, je le certifie », a poursuivi Marie-France Moneger-Guyomarc’h, assurant que l’ensemble des points avaient été vérifiés, même si l’IGPN n’avait pas eu accès aux vidéos de surveillance des lieux de l’attaque.

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Attentat de Nice : le point sur l’enquête (AFP)

Attentat de #Nice que sait-on des soutiens du tueur

Attentats du 13 novembre : deux hommes arrêtés en Autriche et remis à la France (France TV)

Deux hommes soupçonnés d’avoir voulu participer aux attentats de Paris et Saint-Denis du 13 novembre ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste » et écroués, a indiqué une source judiciaire, vendredi 29 juillet. Il s’agit d’un Algérien de 29 ans et d’un Pakistanais de 35 ans qui faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt européen émis par la France et qui étaient incarcérés en Autriche depuis décembre. Ils ont été remis à la France vendredi après-midi.

La justice française soupçonne Adel Haddadi et Mohamed Usman d’avoir cherché à gagner la France, à l’automne dernier, pour participer aux attaques de novembre à Paris et Saint-Denis qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés.

Les deux suspects arrêtés en Autriche avaient débarqué sur l’île grecque de Leros le 3 octobre, en se glissant parmi le flux des réfugiés syriens, en même temps que les deux Irakiens, non identifiés, qui se sont fait exploser près du Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) le soir du 13 novembre.

Alerte terroriste au sein de la prison de Condé-sur-Sarthe (Tendance Ouest)

Jeudi 21 juillet, vers 5 heures du matin, une fouille très importante a été menée au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne), près d’Alençon. Plusieurs détenus radicalisés étaient soupçonnés de détenir de l’explosif et de vouloir se faire exploser dans l’établissement en faisant le maximum de victimes chez les surveillants.

Lors de ces fouilles, des armes artisanales et un plan manuscrit de la prison ont notamment été trouvés. Officiellement, cette fouille n’a rien donné en matière d’explosifs. Les surveillants sont persuadé du contraire, mais que tout est fait pour ne pas les affoler…

Retour sur le procès de la filière djihadiste de Strasbourg (La vie des idées)

Le procès de la filière djihadiste de Strasbourg s’est tenu du 31 mai au 7 juin 2016. Présente lors des sept journées d’audience, la sociologue Ariane Jossin nous livre ici son analyse du procès qui pose la question du fonctionnement de la justice et des dispositifs de prise en charge des jeunes « radicalisés » ou de retour du djihad.


Union Européenne

Boris Johnson: « Brexit ne veut pas dire isolationnisme » (UPR)

Le nouveau ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, qui fut l’un des principaux chefs de la campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a fait une première sortie particulièrement remarquée, ce vendredi 22 juillet 2016, au siège de l’ONU à New York.

Lors d’une conférence à la suite, Boris Johnson a souligné devant la presse mondiale que, « sur tous ces dossiers », le Royaume-Uni « joue un rôle dirigeant dans la recherche de solutions ». Il y a vu la première preuve concrète du grand retour du Royaume-Uni comme un État souverain à part entière sur la scène internationale, et il a enfoncé le clou en lançant : « Il y a une très grande différence entre le Brexit et une forme quelconque d’isolationnisme. Sortir de l’Union européenne signifie que nous allons être davantage tournés vers l’extérieur, plus engagés et enthousiastes que jamais sur la scène internationale. Brexit ne veut pas dire isolationnisme !».

Michel Barnier chargé de conduire les négociations pour le Brexit (AFP)

Le Français Michel Barnier a été désigné mercredi 27 juillet pour négocier au nom de l’exécutif européen la sortie du Royaume-Uni de l’UE. M. Barnier sera chargé de préparer et conduire les négociations avec Londres aux termes de l’article 50, une clause du traité de Lisbonne (2009), encore jamais utilisée, qui régit tout divorce d’un pays avec l’UE.

Michel Barnier est un ancien commissaire européen aux services financiers (2010-2014), et ex-chef de la diplomatie française 2004-2005). Il a été vice-président de la Commission européenne. Récemment, M. Barnier était conseiller de Jean-Claude Juncker dans les affaires de défense.

Le nouveau patron des tories britanniques, Patrick McLoughlin, estime que le Parlement ne pourra s’opposer au « Brexit » (Le Monde)

Le nouveau patron des tories britanniques, Patrick McLoughlin, a tenu dimanche 24 juillet à affirmer « sans ambigüité que le résultat du référendum » sur la sortie de l’Union européenne (UE) avait « une valeur contraignante sur le Parlement ».

Au moins sept actions en justice ont été engagées en faisant valoir que le Parlement devait avoir le dernier mot sur le fait d’invoquer ou non l’article 50 du traité de Lisbonne, pour engager le compte à rebours vers une sortie de l’UE. La Haute Cour de Londres a décidé ces jours-ci de se réunir en audience sur la question de la contestation du Brexit à la mi-octobre et les avocats ont déclaré qu’il était fort probable que l’affaire soit entendue ensuite par la Cour suprême à la mi-décembre.

Grèce : la responsabilité du FMI mise au jour (La Tribune)

L’instance de surveillance indépendante du FMI a mis en cause la gestion de la crise grecque par cette institution. Des critiques qui détruisent la narration officielle, mais ne la change pas…

Après avoir reconnu qu’elle avait sous-estimé les « multiplicateurs budgétaires », autrement dit l’impact de la consolidation budgétaire sur la croissance, pour la Grèce, l’institution de Washington avait récemment, dans un article de recherche reconnu les effets négatifs des politiques d’austérité imposées à Athènes. Ce jeudi 28 juillet, un nouveau rapport est venu critiquer le rôle pris par le FMI dans sa gestion de la crise grecque. Et il est sévère. Le Bureau indépendant d’évaluation du FMI (IEO) a publié un long rapport sur le « FMI et les crises en Grèce, au Portugal et en Irlande » qui dresse un constat : le FMI a agi sous la pression des intérêts de certains pays de la zone euro, contre ses propres intérêts et a cherché pour cela à court-circuiter le conseil d’administration. Cette procédure a clairement conduit à des erreurs d’appréciations majeures de la situation, notamment en Grèce.

La Commission européenne donne trois mois à la Pologne pour remanier son tribunal constitutionnel (Euractiv)

C’est une nouvelle étape, la deuxième, franchie dans la procédure inédite déclenchée contre Varsovie sur l’État de droit, qui peut éventuellement aboutir en dernier recours à des sanctions comme une suspension des droits de vote de la Pologne au sein de l’UE.

La Commission a officiellement adressé mercredi à ce pays ses « recommandations sur l’État de droit », faisant la liste des problèmes spécifiques auxquels les autorités polonaises devront répondre.

Bruxelles recule concernant les sanctions envers Madrid et Lisbonne (Actualité espagnole)

Le feuilleton des sanctions financières que la Commission européenne devait infliger en ce mois de juillet à Madrid et Lisbonne pour déficit public excessif vient de trouver une conclusion inattendue : il n’y aura finalement pas d’amende.

Cette « punition » humiliante, qui pouvait aller jusqu’à 0,2 % du produit intérieur brut (environ 2 milliards d’euros), a donc été évitée par Mariano Rajoy et le ministre de l’Économie et de la Compétitivité en fonction, Luis de Guindos. La souveraineté de l’Espagne en la matière ne sera néanmoins pas rétablie, puisque Bruxelles a fixé un programme de retour à un « déficit raisonnable » : 4,6 % cette année, 3,1 % en 2017 et 2,2 % en 2018. L’ajustement risque d’être saignant, puisqu’il doit représenter 2,9 % du PIB, soit 28 milliards d’euros.

La Catalogne désobéit ouvertement à l’Espagne (La Tribune)

Le parlement catalan a accepté l’idée d’un recours à l’unilatéralité pour avancer vers l’indépendance. Un défi à Madrid, d’autant que le Tribunal constitutionnel espagnol avait interdit un tel vote.

Ce mercredi 27 juillet, le parlement catalan a adopté les conclusions de la Commission sur le processus constituant à la majorité de ses membres, soit 72 voix sur 135. les deux groupes indépendantistes, Junts Pel Sí (62 sièges, qui regroupe le centre-droit du parti démocrate catalan (PDC) et le centre gauche de la Gauche Républicaine (ERC)) et la gauche radicale de la CUP (10 sièges), ont fait bloc pour voter ce texte qui est un défi ouvert au pouvoir central espagnol.

Ce texte reconnaît en effet la nécessité d’un recours à des « mesures unilatérales » pour avancer vers l’indépendance. Ceci signifie l’abandon par les Indépendantistes de Junts Pel Sí d’un de leurs crédos : l’indépendance négociée avec l’Espagne.

Les attaques violentes se multiplient en Allemagne (Euractiv)

Selon la police, douze personnes ont été blessées, dont trois grièvement, dans l’explosion qui a visé un festival de musique à Ansbach, une petite ville de 40.000 habitants, au sud de Nuremberg. Cette attaque est la quatrième qu’a connu l’Allemagne en une semaine.

C’est le quatrième incident violent à survenir en Allemagne en une semaine. Vendredi, neuf personnes ont été tuées dans un centre commercial à Munich par un adolescent de 18 ans fasciné par les tueries de masse.

Plus tôt dimanche, une femme enceinte a été tuée à Reutlingen dans le Bade-Wurtemberg (sud de l’Allemagne) par un réfugié syrien âgé de 21 ans et armé d’une machette, l’acte terroriste a été écarté.

Lundi dernier, cinq personnes ont été blessées dans un train par un jeune pakistanais qui les a attaqués à coups de hache et de couteau avant d’être abattu par la police. L’attaque a été revendiquée par l’organisation djihadiste Etat islamique.

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Allemagne : selon la police, il y aurait 410 potentiels terroristes parmi les migrants (Reuters)

L’Office fédéral de la police criminelle (BKA) possède des indices concernant 410 cas possibles de terrorisme parmi les réfugiés en Allemagne, selon les informations d’un journal.

Des enquêtes ont été lancées dans 60 cas, selon le journal. Le BKA ne disposerait pas d’indices concrets concernant un projet d’attentat.

« Compte tenu du flux migratoire continue vers l’Allemagne, nous devons supposer qu’il pourrait y avoir des membres, partisans ou sympathisants, actifs ou non, d’organisations terroristes, ou bien des criminels de guerre islamistes, parmi les réfugiés », déclare un membre de la police fédérale citée par le journal.


Monde – Géopolitique

Libye : le grand écart diplomatique et politique de la France (L’Afrique réelle)

Le 17 juillet, près de Benghazi, la mort en service commandé de trois militaires français engagés dans une opération d’instruction-conseil auprès des forces du général Haftar démontre qu’en Libye et dans la sous-région, les intérêts de la France ne sont pas ceux de l’Union européenne[1]. Cette dernière est arc-boutée sur l’illusion d’une réconciliation nationale autour du Gouvernement libyen d’Unité nationale (le GLUN) installé en Tripolitaine. Tout au contraire, en Cyrénaïque, Paris aide le général Haftar à combattre les islamistes alliés aux vrais maîtres de ce même GLUN. La réalpolitique reposant sur les intérêts diplomatiques séculaires de la France est donc en contradiction avec les postures idéologiques de l’ectoplasme bruxellois. Entre son soutien officiel au GLUN et son appui militaire au général Haftar, la France pratique donc le grand écart. Le résultat de cette position inconfortable est que le GLUN l’accuse de « violer » son territoire national quand l’UE lui reproche d’affaiblir ce même GLUN en engageant ses forces aux côtés du général Haftar

Libye : Mokhtar Belmokhtar, le chef du groupe jihadiste Al-Mourabitoune, appelle à la résistance contre la présence française dans le sud du pays (Jeune Afrique)

Cinq jours après la mort de trois militaires français dans le Nord à proximité de Benghazi, qui avait forcé Paris à reconnaître que des troupes évoluaient dans le pays, le chef du groupe jihadiste Al-Mourabitoune a dénoncé dans un communiqué, relayé lundi 25 juillet par le site Al-Akhbar, la présence des « renseignements français » dans le Sud.

C’est au cours d’un appel à « la résistance aux forces françaises » que le chef jihadiste a avancé ces accusations. « Nous vous appelons à plus de sacrifices et de résistance pour défendre votre religion et votre pays contre la saleté des croisés et de leurs complices », a-t-il martelé dans un communiqué, également diffusé par Al-Akhbar.

Un important chef du groupe jihadiste « Ansar Dine Macina » arrêté au Mali (Zone militaire)

Le 19 juillet, à Nampala, dans le centre du pays, 17 soldats maliens furent tués lors d’une attaque revendiquée par le groupe jihadiste Ansar al-Din Katiba Macina, c’est à dire la branche peule de l’organisation Ansar Dine, dirigée par Iyad Ag Ghaly.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, affirma peu après que les auteurs de cette attaque allaient être « traqués ». Et, une semaine plus tard, l’un des chefs d’Ansar Dine Macina, un certain Mahmoud Barry, alias Abou Yehiya, a été capturé par les forces spéciales maliennes entre les localités de Nampala et de Dogofri, dans la région de Ségou.

En outre, les services de sécurité malien ont annoncé, la semaine passée, avoir mis la main sur Boubacar Sawadogo, l’un des responsables d’Ansar Dine Sud, un groupe lié au mouvement d’Iyad Ag Ghaly.Par ailleurs, le 18 juillet, al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a confirmé la mort d’Aboubacar Al-Chiguityn qui était l’un de ses chefs « opérationnels ».

Enfin, d’après RFI, l’action de l’opération Barkhane a permis, au cours de ces 30 derniers jours, de déjouer plusieurs attaques, en particulier dans la région de Gao. Ainsi, les forces spéciales françaises ont démantelé une cellule jihadiste, liée « groupe armé qui est dans le processus de paix » et saisi des armes, des munitions ainsi qu’importante somme d’argent.

Entrevue accordée par Bachar al-Assad à la chaîne américaine NBC News sur la guerre en Syrie (Les-crises)

La chaîne américaine NBC News a publié un entretien accordé par le Président syrien à son journaliste Bill Neely. Verbatim et vidéo.

« Combien de temps les soutiens de ces terroristes vont-ils continuer à les soutenir, en particulier la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite, avec l’appui de certains pays occidentaux, y compris les États-Unis ? »

« J’espère que l’Histoire me verra comme l’homme qui a protégé son pays du terrorisme, de l’ingérence, a sauvé sa souveraineté et l’intégrité de son territoire. »

Les enjeux de la rupture entre al-Nosra et al-Qaida (Le Figaro)

Jeudi, un enregistrement audio du chef d’al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, a finalement autorisé les militants d’al-Nosra à « sacrifier sans hésitation les liens organisationnels s’ils sont un obstacle à votre unité, et à travailler de façon autonome » . L’ancien adjoint d’Oussama Ben Laden explique que « la fraternité islamique est plus forte que toute affiliation organisationnelle » . La réponse d’al-Nosra est intervenue quelques heures après : son chef, Abou Mohammed al-Joulani, a avalisé la rupture, en annonçant également un changement de nom. Exit Jabhat al-Nosra, place à Jabhat Fatah al-Sham (le Front de la conquête du Levant).

Renoncer au lien avec al-Qaida présente plusieurs avantages pour al-Nosra. D’abord, c’est espérer être retiré de la « black list » de la communauté internationale. Ensuite, c’est pouvoir bénéficier ainsi – et en toute quiétude via la Turquie – de fonds privés fournis par de généreux donateurs du Golfe. Un tel lifting a déjà été tenté dans un passé récent. Mais il s’est soldé par un échec.

La Russie, qui ne fait aucune différence entre Daech et al-Nosra, se laissera-t-elle convaincre par la manoeuvre ? Depuis septembre 2015, Moscou cible régulièrement al-Nosra. Mais comme dans la région d’Idleb, la branche locale d’al-Qaida coopère avec d’autres rebelles anti-Assad, Washington accuse Moscou de viser également des insurgés modérés dans ses bombardements. En se distanciant d’al-Qaida, al-Nosra – ou son rejeton, une fois qu’un nouveau nom aura été trouvé – pourrait faire partie de la rébellion dite modérée, aux yeux des Occidentaux.

Wassim Nasr : « Pour les dirigeants d’Al-Qaïda, c’est un acte d’abnégation » (France 24)

Pour Al-Nosra, c’est une manœuvre de politique interne. Cela va leur permettre de s’allier avec d’autres groupes rebelles syriens qui jusque là étaient rebutés par l’affiliation à Al-Qaïda. C’est une sorte d’entreprise de légitimation. Et le Front al-Nosra peut désormais se présenter comme une organisation strictement syrienne, sans financement étranger.

Leur message, c’est que contrairement au groupe jihadiste rival État islamique (EI), gouverner directement ne les intéresse pas, ils sont là avant tout pour servir les musulmans, ils ne veulent pas s’accaparer le pouvoir. C’est une manœuvre politique assez habile. Car il faut le rappeler, Al-Qaïda se coupe ainsi de sa branche la plus puissante au monde.

C’est rare qu’une branche quitte Al-Qaïda avec l’aval de l’organisation. Mais il faut se souvenir que les dirigeants d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri et son prédecesseur Oussama Ben Laden, avaient conseillé à des groupes de ne pas trop mettre en avant leur appartenance à Al-Qaïda afin de mieux servir leur cause. C’était le cas notamment pour les Shebab en Somalie ou pour Ansar al-Charia en Tunisie et en Libye.

Car le but d’Al-Qaïda, au-delà de l’idéologie islamiste, c’est d’être imbriqué dans les dynamiques locales pour durer dans le temps. C’est une manière de se différencier de l’EI en disant, « eux, ce qui les intéresse c’est le pouvoir, mais nous, nous voulons gouverner avec les forces locales ».

Cinq commandos américains blessés lors de combats contre l’Etat Islamique en Afghanistan (Zone militaire)

La branche afghano-pakistanaise de l’État islamique (ou « Province de Khorasan ») a revendiqué, le 23 juillet, un nouvel attentat suicide commis à Kaboul. Le bilan de cette attaque terroriste, qui a visé une manifestation de la minorité chiite Hazara, est de 80 tués et de plus de 230 blessés.

Par la suite, l’armée afghane a lancé, dans le cadre de l’opération « Shafaq », une offensive « majeure » contre les positions occupées par l’EI dans la province de Nangharar. Et, un porte-parole du ministère afghan de la Défense, Dawlat Waziri, a évoqué une participation des forces spéciales américaines.

C’est ainsi que 5 commandos américains ont été blessés par des balles ou des éclats au cours de ces derniers jours, lors « d’opérations conjointes avec l’armée afghane », contre l’EI. L’information a été donnée le 28 juillet par le général John Nicholson, le commandant de la mission Resolute Support de l’Otan.

Yémen : alliance entre les rebelles (euronews)

Le gouvernement yéménite a décrété la fin des pourparlers de paix pour protester contre la création, par les rebelles chiites et leurs alliés, d’un “Conseil supérieur” pour gouverner le pays en guerre. Les Houthis et le parti du Congrès populaire général, de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, ont décidé de signer un accord.

Le territoire yéménite est divisé. Les rebelles contrôlent la capitale Sanaa et une bonne partie du nord du pays.

Le procès de l’affaire De Margerie, ex-PDG de Total, s’ouvre à Moscou (Le Monde)

Le procès pénal sur les circonstances de la mort de Christophe de Margerie doit s’ouvrir, jeudi 28 juillet, à Moscou. Cinq employés de l’aéroport sont jugés pour « violation des règles de sécurité » ayant entraîné la mort. La sortie sur la piste d’une déneigeuse et des erreurs en série des contrôleurs aériens auraient provoqué le crash, selon le porte-parole du comité d’enquête russe, Vladimir Markine.

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