Revue de presse (51)

France

Rachid Kassim, le djihadiste qui a inspiré les assassins du père Hamel (L’Express)

L’enquête sur les réseaux virtuels et labyrinthiques d’Adel Kermiche et d’Abdel Malik Petitjean révèle bien des surprises. Les deux auteurs de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray du 26 juillet, qui habitaient à 700 kilomètres l’un de l’autre, ne se sont pas seulement rencontrés sur la messagerie chiffrée Telegram. Ils semblent aussi y avoir été pilotés depuis la zone irako-syrienne par un membre du groupe Etat islamique (EI).

D’après nos informations, grâce à l’exploitation de matériel informatique, les enquêteurs ont découvert des conversations Telegram entre les deux terroristes de 19 ans et le djihadiste Rachid Kassim. Surtout, selon nos informations, le combattant de Roanne est l’auteur de l’étrange enregistrement audio diffusé une semaine après la tuerie de l’église sur le Telegram de Kermiche. Il y félicite chaleureusement ses « frères » pour l’opération. Kassim est donc le nouvel administrateur de la chaîne du terroriste normand, ce qui suggère que ce dernier lui a transmis ses accès avant de mourir sous les balles des policiers.  

C’est après le carnage de la promenade des Anglais, fin juillet, que Kassim apparaît pour la première fois dans une vidéo de propagande de l’EI. Visage découvert, vêtu d’un treillis militaire, il glorifie l’action du tueur de Nice, profère des menaces à l’encontre de la France et décapite, en pleine rue, un otage de sang froid.

L’argent de la mafia du CO2 a financé les cartels de la cocaïne d’Amérique du Sud (Mediapart)

Des flux financiers, identifiés grâce à des documents officiels et des témoignages, permettent de lier l’affaire du CO2, la plus grande escroquerie que la France ait jamais connue, à la cocaïne colombienne et au cartel de Sinaloa, dont le baron est le célèbre trafiquant de drogue “El Chapo”. Révélations.


Union Européenne

La Grèce demande réparation à l’Allemagne pour l’occupation nazie (Agences)

Le premier ministre grec a réitéré une demande formulée auprès de l’Allemagne il y a plus d’un an. Alexis Tsipras s’est dit déterminé à faire «tout le nécessaire» pour obtenir de l’Allemagne le paiement de réparations pour l’occupation nazie.

La Grèce «fera tout le nécessaire au niveau diplomatique, et si nécessaire légal», a ajouté le premier ministre, invoquant le rapport remis fin juillet au Parlement par une commission parlementaire constituée en 2015 pour faire le point sur la question. Le rapport chiffre à 269,5 milliards d’euros le montant des réparations dues à la Grèce pour l’occupation nazie, sur la base d’un calcul établi en 2014 par la Comptabilité nationale grecque. Le gouvernement grec avait pour sa part fait état mi-2015 d’une somme de 278,7 milliards d’euros. Cette somme, qui permettrait au pays d’éponger le plus gros de sa dette publique s’élevant à près de 320 milliards d’euros, inclut le remboursement pour quelque 10 milliards d’euros du prêt obligatoire imposé à la Grèce par l’occupant nazi.

Mais l’Allemagne refuse de rouvrir ce dossier. Le gouvernement rétorque qu’en acceptant le Traité de Moscou qui entérine la réunification des deux Allemagne, la Grèce a également accepté de tirer un trait sur cette dette. L’accord de Londres de 1953 repoussait en effet le règlement des réparations de guerre à la signature d’un accord de paix. Ce dernier ne fut finalement signé qu’en 1990 après la réunification, et il exonéra l’Allemagne de certaines réparations, notamment celles qu’elle aurait dû payer à la Grèce.


Monde – Géopolitique

Al-Qaeda a-t-il vraiment perdu sa branche syrienne ? (Kurultay)

Lors d’une allocution prononcée le 28 juillet 2016 et amplement diffusée le jour même, Abu Muhammad al-Joulani, émir de Jabhat al-Nusra, franchise syrienne d’al-Qaeda, a annoncé la fin de toute activité de son organisation sous ce nom, et la création d’une autre entité nommée Jabhat Fath al-Sham, « affiliée à aucune entité extérieure ». Certains commentateurs ont bien voulu y voir une «rupture de liens», une concession faite à la «modération », et même un coup dur voire le début de la fin pour al Qaeda. Plus d’un a considéré que le but de la manœuvre était d’éviter d’éventuels bombardements conduits par un partenariat américano-russe. Il est toutefois fort à craindre que cette interprétation ne résiste pas à un examen circonstancié des faits.

Contrairement à l’EI, Jabhat al-Nusra n’administre pas seul, préférant s’imbriquer dans des organisations multi-groupes qui lui permettent d’influencer les autres entités tout en rendant plus difficiles des frappes occidentales sélectives. Il en résulte qu’aujourd’hui, Jabhat al-Nusra ne tient aucun territoire seul mais est présent un peu partout dans les secteurs de Syrie sous influence rebelle, bien au-delà de la province d’Idlib où il constitue la clef de voûte d’une administration islamique conforme à ses vues.

L’idée d’un « Jabhat al-Nusra light » non inféodé à al-Qaeda n’est pas à proprement parler une nouveauté. Episodiquement, des rumeurs furent propagées par certains relais, non officiels mais habituels et réputés fiables, de Jabhat al-Nusra sur les réseaux sociaux. Elles laissaient envisager une possible « rupture de liens » – en arabe, fakk al-irtibat. La notion consiste en la rupture du serment d’allégeance, la baya, qui en l’occurrence liait Abu Muhammad al-Joulani à Ayman al-Zawahiri, émir d’al Qaeda.

On note une linéarité exemplaire, depuis le discours de mai d’Ayman al-Zawahiri jusqu’à celui d’Abu Muhammad al-Joulani le 28 juillet, en passant par celui d’Ahmad Hassan Abu al-Khayr quelques instants plus tôt.

Dans la continuité des deux allocutions évoquées ci-avant, la rupture du lien, fakk al-irtibat, avec al Qaeda n’y a pas été abordée. L’allégeance d’Abu Muhammad al-Joulani à Ayman al-Zawahiri ne figure tout simplement pas parmi les sujets traités. Et au terme de ce discours, il est tout à fait clair, sans aucune équivoque, que cette baya demeure. Ceux qui ont intitulé leurs analyses breakingties ou «rupture des liens» ont lu la formule au hasard des réseaux sociaux, et ne l’ont en aucun cas tirée des propos des officiels, où elle n’est même pas implicitement présente, sauf dans le discours d’Ayman al-Zawahiri qui n’en a parlé que pour en évoquer les lourds dangers.

Le Front pour le Secours du Peuple du Sham – Jabhatal-Nuṣrahli-Ahliash-Sham – est donc devenu le Front pour la Conquête du Sham – JabhatFath al-Sham. Ce processus a été jalonné par trois prises de parole successives, fondamentales, que nous avons commentées ci-avant. Ces trois discours sont les pièces maîtresses d’un même édifice. Ils se suivent chronologiquement et politiquement selon une pente descendante hiérarchiquement : l’émir d’al-Qaeda, puis son Naïb, et enfin l’émir de Jabhat al-Nusra. Tous trois conformes à une même charte philosophique et sémantique, ces discours fixent les mêmes buts fondamentaux, à la fois religieux et politiques, les deux notions n’étant pas séparables selon les prémisses de l’agenda jihadiste : l’unité des moudjahidines pour le succès du jihad en vue de l’établissement d’une gouvernance fondée sur la charia. Ils s’inscrivent dans la même finalité : l’instauration du califat selon la méthodologie prophétique. A aucun moment il n’est question de la rupture de liens dont tant de titres de presse se sont faits l’écho, reflétant en cela plutôt l’activité des réseaux sociaux que les propos habilement ciselés des leaders d’al-Qaeda et de Jabhat al-Nusra. L’allégeance d’Abu Muhammad al-Joulani à Ayman al-Zawahiri est toujours en vigueur. Les mouvements jihadistes sont incroyablement aptes à muter pour s’adapter aux circonstances. En voici une nouvelle démonstration.

L’aviation syrienne a bombardé des positions kurdes (Zone militaire)

Jusqu’en avril dernier, les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés avaient évité de s’en prendre aux milices liées au Parti de l’union démocratique kurde (PYD), ce dernier se tenant à distance du conflit entre le régime de Bachar el-Assad et la rébellion, tout en cherchant à obtenir davantage d’autonomie pour les régions qu’il contrôle et en luttant contre les jihadistes de l’État islamique (EI ou Daesh) avec l’appui de la coalition dirigée par les États-Unis. Seulement, en avril, donc, de violents combats éclatèrent entre les Forces de défense nationale (FDN), une milice pro-régime, et les Assayeh, c’est à dire les forces de sécurité kurdes. Les affrontements, qui firent quand même une quarantaine de tués, ne durèrent pas : un accord de cessez-le-feu fut en effet rapidement trouvé entre les belligérants.

Toutefois, les tensions entre les deux camps n’ont visiblement pas diminué depuis. Et, pour la première fois depuis mars 2011, l’aviation syrienne a bombardé, le 18 août, des positions tenues par les Assayeh dans la ville d’Hassaké, dont un tiers est contrôlé par les forces du régime.

D’après une source de sécurité syrienne, citée par l’AFP, ces frappes aériennes seraient aussi un avertissement adressé aux Kurdes. « Il ne faut pas qu’ils prennent leurs rêves d’autonomie pour une réalité » et ces « bombardements sont un message pour qu’ils cessent de faire ce genre de revendications qui touchent à la souveraineté nationale », a-t-elle expliqué.

En mars, le PYD avait en effet annoncé la création d’une « région fédérale » (la Rojava) dans le nord de la Syrie, ce qui fut évidemment dénoncé non seulement par Damas, mais aussi par Ankara.

Des avions de la coalition anti-EI pour protéger les Kurdes contre les frappes syriennes (Zone militaire)

Alors que de nouveaux raids ont été menés par l’aviation syrienne contre les Kurdes le lendemain, le Pentagone a fait savoir, le 19 août, que la coalition anti-EI (État islamique ou Daesh) était intervenue directement – et pour la première fois – contre le régime syrien en dépêchant dans la région d’Hassaké des avions de combat pour protéger les forces spéciales qui conseillent les combattants kurdes pour lutter contre les jihadistes.

Révélations sur l’EMNI, la branche de l’Etat islamique chargée de planifier les attentats à l’étranger (NY Times via Les-crises)

Une interview réalisée en prison avec un allemand qui a rejoint l’État islamique révèle les travaux d’une unité dont les lieutenants ont été habilités à planifier des attentats à travers le monde.

Les attentats de l’État islamique le 13 novembre à Paris ont attiré l’attention du monde entier sur le réseau de terrorisme externe du groupe, qui a commencé à envoyer des combattants à l’extérieur il y a deux ans. Le récit de M. Sarfo, ainsi que celui des autres recrues qui ont été capturées, vient désormais dévoiler encore davantage les systèmes mis en place par le groupe pour exporter la violence au-delà de ses frontières.

Ce qu’ils décrivent est un service secret aux niveaux multiples sous le commandement général d’Abu Mohammed al-Adnani, chef de la propagande, porte-parole et agent le plus haut gradé de l’État islamique. Selon M. Sarfo, sous les ordres d’al-Adnani se situe un niveau de lieutenants qui ont été habilités à planifier des attentats dans différentes régions du monde, incluant un « service secret pour les affaires européennes », un « service secret pour les affaires asiatiques » et un « service secret pour les affaires arabes ».

Des bombardiers russes ont été engagés en Syrie depuis une base en Iran (Zone militaire)

« Le 16 août, des bombardiers à long rayon d’action Тu-22М3 et des bombardiers tactiques Su-34, ont décollé, armés, de l’aérodrome Hamedan en Iran. Ils ont frappé des cibles des groupes terroristes État islamique [EI ou Daesh] et Front al-Nosra [ou Jabhat Fatah al-Sham] dans les régions d’Alep, Deir Ezzor et Idleb », a en effet annoncé le ministère russe de la Défense.

Ce dernier a précisé que ces raids ont « anéanti » cinq dépôts d’armes et de munitions, des camps d’entraînement situés dans les régions de Seraqib, d’al-Bab, d’Alep et de Deir Ezzor ainsi que 3 centres de « coordination ».

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Les États-Unis auraient commencé à déplacer leurs armes nucléaires de Turquie vers la Roumanie (Euractiv)

Selon deux sources, les États-Unis ont commencé à déplacer des armes nucléaires de Turquie vers la Roumanie, en raison du refroidissement des relations entre Washington et Ankara.

Le transfert des armes nucléaires stationnées en Turquie entamé par les États-Unis représente un défi, autant sur le plan technique que sur le plan politique, a expliqué une source à EurActiv. « Déplacer plus de 20 bombes atomiques, ce n’est pas facile », assure cette personne, sous le couvert de l’anonymat.

Selon un rapport récent du Simson Center, quelque 50 armes nucléaires tactiques américaines ont été stationnées sur la base aérienne d’Incirlik, en Turquie, depuis la fin de la guerre froide. Pendant la tentative de coup d’État, en juillet, la base a été privée d’électricité, et le gouvernement turc a interdit aux appareils américains d’atterrir ou de décoller du territoire. Le commandant de la base a finalement été arrêté et accusé d’être impliqué dans la tentative de putsch. Il est impossible de dire si les États-Unis auraient pu garder le contrôle des armes nucléaires en cas de conflit civil prolongé, selon le rapport.

Une autre source a indiqué à EurActiv que les relations entre la Turquie et les États-Unis s’étaient tellement détériorées après le 15 juillet que Washington ne faisait plus assez confiance à Ankara pour laisser ces bombes sur le territoire national. Les armes américaines doivent donc être transférées vers la base aérienne de Deveselu, en Roumanie, a expliqué cette source. Cette base proche de la ville de Caracal abrite également depuis peu le bouclier antimissile américain, ce qui a provoqué la colère de Moscou.

La Roumanie dément avoir reçu des bombes nucléaires américaines en provenance de Turquie (Zone militaire)

La Roumanie a fermement dementi les informations d’Euractiv. Et Traian Basescu, l’ancien président de ce pays, a fait valoir qu’on « ne déplaçait pas des ogives nucléaires comme des sacs de pommes de terre ». Et d’expliquer qu’une « telle démarche implique un processus de négociation entre le propriétaire des armes nucléaires et le pays hôte, ce qui peut prendre des années ».

Turquie : les purges continuent (AFP)

Selon des médias turcs, la police financière a lancé plusieurs opérations dans la région d’Istanbul depuis ce jeudi matin. Le parquet d’Istanbul a aussi ordonné la saisie des biens de 187 hommes d’affaires soupçonnés d’avoir soutenu le coup d’État. Ceux-ci ont été accusés de « participation à un réseau terroriste » et de « financement d’activités pro-Gülen », a précisé l’agence Dogan, en référence au prédicateur accusé par Ankara d’être le cerveau du coup d’État manqué du 15 juillet.

Mardi, une opération similaire avait visé des entreprises réputées être proches du prédicateur musulman qui vit en exil volontaire aux États-Unis depuis 1999. Près de 100 personnes ont été placées en détention préventive.

Mercredi soir, le Premier ministre turc Binali Yildirim a déclaré que dans le cadre de la purge massive lancée dans la fonction publique contre les sympathisants de Gülen, ennemi désigné du président Recep Tayyip Erdogan, 40 029 personnes avaient été placées en détention, dont 20 335 inculpées et incarcérées. Plus de 5 000 fonctionnaires ont été limogés et près de 80 000 autres suspendus, a-t-il dit, lors d’un entretien à la chaîne publique TRT.

AFP :

Le parquet turc a lancé des mandats d’arrêt à l’encontre de 146 universitaires, principalement des villes d’Istanbul et de Konya (centre), pour liens supposés avec Fethullah Gülen, accusé d’être le cerveau du putsch avorté en Turquie, ont rapporté aujourd’hui les médias locaux.

Turquie : 38.000 libérations de détenus pour désengorger les prisons (RFI)

Alors que les purges continuent, Ankara annonce la libération de 38 000 prisonniers condamnés avant le 1er juillet, une opération pour apparemment désengorger les prisons turques. Mercredi, le ministre de la Justice a annoncé la libération prochaine de 38 000 prisonniers de droit commun pour désengorger les prisons, puisque 23 000 personnes ont été placées en détention préventive depuis le début des purges contre les partisans de l’imam Fethullah Gülen.

Avant même le putsch, les prisons turques étaient remplies à 105% de leur capacité. Maintenant la situation est telle que des installations provisoires sont installées dans les cours des prisons pour accueillir les nouveaux venus.

Guantanamo : quinze détenus transférés aux Emirats arabes unis (AFP)

C’est le transfert de prisonniers le plus important de l’administration Obama : quinze détenus de la prison militaire de Guantanamo ont été envoyés aux Emirats arabes unis (EAU), a annoncé le Pentagone, lundi 15 août. Selon un responsable du département d’Etat, ce transfert concerne douze Yéménites et trois Afghans. Washington avait des difficultés à trouver un pays tiers acceptant d’accueillir les premiers, qui ne peuvent pas être pris en charge dans leur pays à cause de la guerre civile en cours depuis 2015.

Après avoir été transférés, les anciens détenus de Guantanamo sont en général remis en liberté sous conditions de dispositifs de surveillance et de suivi de programmes de réinsertion. Ces derniers temps, les libérations se sont accélérées, le locataire de la Maison Blanche souhaitant tenir sa promesse, même avec sept ans de retard. Avec le départ de ces quinze détenus, il reste désormais 61 prisonniers, contre 242 quand le président démocrate est arrivé au pouvoir.

Etats-Unis. Quinze détenus de #Guantanamo transférés aux Emirats

USA : vers la fin des prisons privées pour les détenus fédéraux (AFP)

Le ministère américain de la Justice a annoncé aujourd’hui qu’il allait réduire et à terme mettre fin à l’utilisation de prisons privées pour les détenus fédéraux, en raison des problèmes constatés dans ces établissements. Cette mesure ne concerne pas l’immense majorité des plus de 2 millions de prisonniers aux Etats-Unis, qui sont écroués dans des pénitenciers publics ou privés sous le contrôle des Etats et non des prisons gérées par l’administration fédérale.  Elle intervient une semaine après la publication d’un rapport officiel très critique qui avait conclu que les prisons privées étaient le théâtre de davantage de carences de sécurité et de violences, et offraient moins de chances de réinsertion.

En 2013, quelque 30.000 détenus fédéraux se trouvaient dans des prisons privées, sur un total de 220.000 personnes. En 2015, le nombre avait chuté à 22.600 détenus sur un total de 190.000. L’objectif fixé est de descendre encore, à 14.200 d’ici le 1er mai 2017, a indiqué Mme Yates.

« DC Leaks » dévoile plus de 2 500 documents appartenant à la fondation Open Society du milliardaire George Soros (RFI)

« DC Leaks » a révélé plus de 2 500 documents appartenant à la fondation Open Society de George Soros. Le milliardaire américain dispose d’un puissant réseau philanthropique dans une trentaine de pays du monde entier. Sa fondation finance de nombreuses ONG, toujours avec un arrière-fond de politique. Depuis le mois de juin, des informations confidentielles piratées à la fondation Open Society sont donc diffusées sur internet.

L’objectif des pirates informatiques est de dévoiler « la stratégie de cette fondation pour influencer le monde ». Ce sont donc des milliers de fichiers de stratégie interne qui ont été rendus publics, bien que la fondation n’ait jamais caché sa vision politique du monde.

DC Leaks : « We present you the workplans, strategies, priorities and other activities of Soros. These documents shed light on one of the most influential network operating worldwide. »

Des outils d’espionnage de l’unité d’élite de la NSA publiés par des pirates (Le Monde)

Le 13 août, The Shadow Brokers, un groupe de pirates inconnu jusqu’alors, a publié sur Internet une série d’outils et de programmes d’espionnage informatique qu’il prétend avoir dérobé au groupe Equation, une référence transparente à la National Security Agency (NSA), responsable aux Etats-Unis de l’espionnage numérique.

Vendredi 19 août, le site The Intercept a balayé les dernières incertitudes : des mentions des outils publiés par The Shadow Brokers figurent dans les documents de la NSA qu’Edward Snowden avait détournés en 2013, et dont le site détient une copie.

Ces données semblent relativement anciennes : des dates présentes à l’intérieur des documents publiés indiquent que ces fichiers auraient été subtilisés à la NSA autour de l’été et de l’automne 2013. Si cette date n’a pas été falsifiée, pourquoi les pirates ne décident qu’aujourd’hui de publier ces informations explosives ? Dans cette nébuleuse affaire, faute de certitude, on ne peut avancer que des hypothèses. Pour plusieurs observateurs, les pirates ont voulu envoyer un message.

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