Revue de presse (55)

France

Marc Trévidic : « Plein d’actions sont menées pendant que l’on prépare quelque chose de plus gros » (France TV)

Trois mineurs de 15 ans ont été arrêtés en région parisienne en une semaine, tous sont soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat. Tous étaient inscrits sur l’une des chaînes Internet du djihadiste et propagandiste de Daech, le Français Rachid Kassim, qui téléguiderait des attentats en France, depuis la Syrie. Sur France Inter, l’ancien juge antiterroriste, Marc Trévidic, a estimé que « plein d’actions sont menées pendant que l’on prépare quelque chose de plus gros. »

Attentat avorté contre Notre-Dame de Paris : les connexions du commando des 3 filles

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L’administration pénitentiaire craint des attentats dans les prisons (Sud Radio)

Les prisons, prochaine cible des terroristes ? C’est ce que craint l’administration pénitentiaire, qui a envoyé une note aux surveillants et directeurs de prison évoquant un risque d’attaques terroristes imminentes dans les établissements pénitentiaires.

L’agression de surveillants par un détenu radicalisé à la maison d’arrêt du Val d’Oise, à Osny, montre que les gardiens de prison sont devenus une cible privilégiée pour les détenus radicalisés.A la prison d’Aiton, en Savoie, les détenus fichés S sont aussi accusés d’être à l’origine des troubles qui agitent la prison. Une émeute sans aucune revendication a éclaté la semaine dernière. Fin aout, des détenus s’étaient retranchés et barricadés avec des armes artisanales au sein de la salle de sport. Des projets d’assassinat visent également les gardiens, qui menacent désormais de bloquer l’établissement.

Allemagne : arrestation de trois Syriens en lien avec les attentats de Paris (Franceinfo)

Trois porteurs de papiers syriens ont été arrêtés, mardi 13 septembre, en Allemagne. Selon le ministre allemand de l’Intérieur, « l’état actuel des investigations de la police criminelle fédérale indique des liens avec les assaillants de Paris de novembre 2015 ». Thomas de Maizière, a précisé que les trois suspects, arrivés l’an dernier dans le pays lors de l’afflux de demandeurs d’asile, avaient obtenu leurs papiers d’identité auprès de la « même organisation de passeurs que les assaillants de Paris ».

Ces trois réfugiés sont soupçonnés d’appartenir au groupe Etat islamique (EI), selon le parquet fédéral allemand. Mahir Al-H., 27 ans, Mohamed A., 26 ans, et Ibrahim M., 18 ans, ont été interpellés dans le Schleswig-Holstein (nord du pays) et leurs appartements font l’objet de perquisitions. 

Ouverture d’un « centre de déradicalisation » à Beaumont-en-Véron (FranceTV)

Le premier centre de déradicalisation sur le territoire français va ouvrir ses portes dans l’enceinte d’un château à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire). Le modèle de ce centre, c’est l’internat : des bâtiments spacieux entourés de grilles. A l’intérieur, chaque pensionnaire est logé dans une chambre individuelle.

Tous les pensionnaires sont volontaires et ils ont des obligations : se lever à 6h45, porter un uniforme et se soumettre à un emploi du temps strict. Une journée type ressemblera à ça : après le réveil, des activités collectives pour réapprendre à vivre tous ensemble, puis des activités citoyennes, et un retour à la formation générale si besoin. Leur journée commence dans des salles de cours. Au programme, histoire, découverte des religions et échange sur les valeurs de la République. Ils pourront aussi pratiquer des activités annexes (poterie, vélo, slam…).

Libération

Six mois après l’annonce de l’ouverture de centres de déradicalisation – officiellement, centres de prévention, d’insertion et de citoyenneté – dans toutes les régions françaises, le pionnier, implanté sur le domaine de Pontourny, à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire), était présenté aux médias ce mardi.

Certains points demeurent flous. Pas la peine, par exemple, de demander combien tout cela coûte, «on risquerait de vous donner un chiffre erroné», affirme Muriel Domenach, la directrice du CIPDR, qui, jusqu’à fin août, était consule générale à Istanbul.

Pendant la visite, on constate que le traitement préconisé par les pouvoirs publics pour endiguer la radicalisation relève plus du séjour en internat que du service militaire. Les quelques parties du centre livrées à l’œil des caméras portent les traces du passé récent des lieux : jusqu’à l’an dernier, Pontourny était un centre d’éducation pour les mineurs étrangers isolés.

Pontourny n’est «pas une prison». C’est un «établissement médico-social», où interviendront des psychologues, des enseignants ou chercheurs de l’Education nationale, et des éducateurs. Outre les prestataires extérieurs, le centre compte une trentaine de salariés, pour 25 pensionnaires, au maximum. Un seuil de remplissage qui sera atteint début 2017.

«On ne va pas accueillir ici des terroristes, a rappelé le préfet Le Franc en préambule. Aucun ne sera sous main de justice, ni n’aura été condamné pour des faits de violence ou de terrorisme.» Il ne s’agit pas de «candidatures spontanées», concède-t-il tout de même, mais «c’est le travail des préfectures de susciter ce volontariat» chez ces hommes et ces femmes de 18 à 30 ans.

Des profils «perdus», avec des «problèmes personnels importants, en rupture avec leur famille, en échec scolaire ou sans emploi, sans repères, et qui se sont égarés sur les réseaux internet», précise le préfet, convaincu qu’«on peut les récupérer». En leur apprenant «le vivre ensemble dans la société artificielle qu’est cet établissement», précise Pierre Pibarot, le directeur du GIP «Réinsertion et citoyenneté».

Le plan Cazeneuve de relocalisation des migrants de Calais

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Le fusil d’assaut allemand HK416 tiendrait la corde pour remplacer le FAMAS (Zone militaire)

La rumeur est persistante depuis cet été et, à en croire l’édition de ce 12 septembre du quotidien économique Les Échos, elle serait en passe d’être confirmée. Ainsi, le fusil d’assaut HK416 de la firme allemande Heckler & Koch aurait été choisi par la Direction générale de l’armement (DGA) pour remplacer le FAMAS, dans le cadre de l’appel d’offres portant sur l’arme individuelle du future (AIF).

Les cinq industriels ayant remis des offres (Heckler&Koch, FN Herstal, Beretta, Sig Sauer et HS Produkt) ont été récemment avertis de ce choix par François Cojan, le chef du service des achats à la DGA, affirme en effet le journal, qui précise que la décision a été prise à l’issue d’une ultime campagne d’essais réalisée cet été.

Le choix du HK416 n’est pas très surprenant dans la mesure où ce fusil d’assaut est déjà utilisé par les militaires français, en particulier ceux des forces spéciales et de l’armée de l’Air, cette dernière l’ayant déjà sélectionné en 2009 pour remplacer le FAMAS.

Accord du gouvernement britannique pour le projet de centrale nucléaire d’Hinkley Point

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Union Européenne

Un duo franco-allemand pour négocier le Brexit (Les Echos)

L’équipe qui négociera la sortie du Royaume-Uni du club européen est désormais fin prête. La Commission européenne a désigné mercredi l’Allemande Sabine Weyand, directrice adjointe au Commerce et spécialiste des questions commerciales, pour épauler l’ancien commissaire Français Michel Barnier choisi par Bruxelles au mois de juillet.

L’ambassadeur britannique en France, Sir Julian King désigné commissaire britannique de l’UE (Euractiv)

Julian King a été désigné pour être le nouveau responsable de la sécurité au sein de la Commission par Jean-Claude Juncker, après que Jonathan Hill a démissionné au lendemain de la décision des Britanniques de quitter l’UE. Le Parlement décidera par vote, le 15 septembre, s’il soutient la nomination de Julian King, reçu en audience trois jours plus tôt par les eurodéputés.

Le porte-feuille de l’Union de la sécurité a été créé par le président de la Commission en réaction aux attaques terroristes en France et en Belgique. Le poste de Jonathan Hill aux services financiers a été remis à Valdis Dombrovskis, l’ancien Premier ministre letton, qui doit à présent se charger de la régulation de la City de Londres.

« Je ne suis pas ici pour remettre en question ou représenter la position du gouvernement britannique, mais je pense que la Première ministre [Theresa] May a été parfaitement claire sur la nécessité de respecter les résultats du référendum », a-t-il souligné.

L’actuel ambassadeur britannique en France s’est exprimé en français au début de son audience. Il a rappelé à ses auditeurs que « quand le Royaume-Uni sortira, mon travail ici prendra fin ».

L’eurodéputé britannique et eurosceptique, Gerard Batten, a demandé comment Julian King servirait deux maîtres à la fois, d’autant plus que les commissaires doivent prêter serment de loyauté envers l’UE.

Traité transatlantique : les négociations continueront malgré les critiques de la France (AFP-Reuters)

Un quinzième cycle de négociation entre l’Union européenne et les Etats-Unis à propos du traité de libre-échange transatlantique (appelé TTIP ou Tafta) aura lieu, comme prévu, aux Etats-Unis lors de la première semaine d’octobre. Les déclarations de la France, qui a dit qu’elle demanderait la fin des négociations en raison de leur déséquilibre, n’ont pas fait varier le calendrier.Avant cette réunion, une rencontre entre les ministres européens chargés du commerce, le 23 septembre à Bratislava, sera la prochaine étape de la négociation de plus en plus compliquée du Tafta.La France, par son secrétaire d’Etat au commerce extérieur, Matthias Fekl, demandera officiellement « la fin des négociations » et dira que « le mandat de négociation (…) n’a plus le soutien politique de la France ». Paris reconnaît cependant le droit de l’UE de poursuivre les négociations, ce qui confirme que la délégation française savait que son refus de discuter était avant tout symbolique.

La commissaire européenne au commerce, Cécilia Malmström, et Michael Froman, représentant américain pour le commerce, espèrent que les « équipes feront le maximum de progrès possible ». Ils pourront compter sur quelques signes encourageants, comme le soutien public affiché par douze pays européens à la poursuite des négociations (l’Italie, l’Espagne, le Portugal, le Danemark, la Finlande, la Suède, la Grande-Bretagne, l’Irlande, la République tchèque, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie). Ils écrivent dans une lettre : « Nous avons hâte de continuer les négociations avec les USA et de travailler étroitement avec la Commission européenne dans les prochains mois. Nous réitérons notre engagement et notre soutien donné à la Commission dans les négociations. »

La Commission européenne liste les bons et les mauvais élèves de l’UE (Euractiv)

Dans un document interne consulté par EurActiv, la Commission liste les opposants à son plan de « réunification de l’Europe » après le Brexit.

Juncker l’a dit dans son discours annuel : « les douze prochains mois seront cruciaux pour construire une Europe meilleure ». Pour ce faire, l’exécutif européen a préparé un graphique évaluant le niveau de soutien de certains de ses projets.

Le graphique, obtenu par EurActiv, inclut les projets déjà présentés, comme l’agence de garde-frontières et garde-côtes pour protéger les frontières extérieures ou le régime d’assurance des dépôts européens, qui fait partie de l’union bancaire, mais aussi d’autres idées qui ne seront pas officialisées avant plusieurs mois, comme l’octroi d’une dimension fiscale à l’Union économique et monétaire, ou d’autres programmes souvent considérés comme trop fédéralistes, comme une circonscription à l’échelle continentale pour les élections européennes, une idée soutenue uniquement par l’Italie et la Belgique.

Dans le cadre de son initiative pour une meilleure intégration, Jean-Claude Juncker a notamment proposé de renforcer le plan d’investissement, de réformer le secteur des télécommunications et de dynamiser l’Union des marchés de capitaux.

La Commission est cependant très consciente des obstacles auxquels se heurteront les propositions censées protéger l’Europe de crises futures, comme un fonds de soutien aux pays en récession grave ou un système de défense européen.

L’initiative franco-allemande en matière de défense européenne se précise (Zone militaire)

À l’occasion du dernier 14-Juillet, le président Hollande a annoncé que la France et l’Allemagne allaient lancer une initiative en faveur de la défense européenne. Les propositions franco-allemandes seront présentées à l’occasion du pochain sommet européen de Bratislava, le 16 septembre, et serviront de « base de réflexion sur une relance » de la défense européenne ».

D’après le quotidien allemand Sueddeutsche Zeitung, il y aurait, parmi les mesures qui seront avancées, la création d’un grand quartier général européen (rendu possible après le Brexit dans la mesure où Londres n’en a jamais voulu), la mise en place d’un centre commun en matière d’observation par satellite et la mutualisation de capacités logistiques et de moyens dans le domaine de la médecine militaire. En outre, les États membres devraient pouvoir avancer sur certains dossiers sans qu’il y ait nécessairement un accord des 27.

Au ministère français de la Défense, l’on estime que l’on pourrait s’appuyer sur l’Eurocorps pour lancer plus rapidement des opérations dans le cadre européen. Cet état-major basé à Strasbourg est déjà en effet susceptible d’être engagé dans des interventions faites au profit de l’UE et de l’Otan, en mobilisant des forces mises à sa disposition par la France, l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et l’Espagne.

Enfin, l’initiative franco-allemande pourrait aussi mettre à contribution l’UE pour financer davantage les efforts de recherche dans le domaine militaire afin de renforcer l’industrie européenne de l’armement.


Monde – Géopolitique

Une frégate française a mené une opération d’influence au large de la Libye (Zone militaire)

Les forces françaises sont plutôt timides quand il s’agit de mener des opérations psychologiques (PSYOPS), que l’on appelle désormais « opération militaire d’influence » (OMI). Selon la Doctrine interarmées des opérations militaires d’influence [.pdf], les OMI « regroupent l’ensemble des activités dont l’objet est d’obtenir un effet sur les comportements d’individus, de groupes ou d’organisations (info-cibles) afin de contribuer à l’atteinte des objectifs politiques et militaires. »

À en croire l’hebdomadaire « Le Marin », la Marine nationale s’y est aussi essayée en juin dernier, au large de Syrte, ville libyenne alors occupée par les jihadistes de l’État islamique (EI). Ainsi, pendant seulement deux semaines, la frégate légère furtive « Courbet » aurait émis sur une fréquence de la bande FM des émissions de radio mêlant musique et messages en arabe afin de dégrader l’image de l’EI auprès de la population locale et d’inciter cette dernière à se rallier au gouvernement d’union nationale, officiellement soutenu par Paris.

Libye : les forces du général Haftar s’empare de terminaux pétroliers dans l’est du pays (RFI)

Les forces des autorités basées dans l’est de la Libye ont annoncé ce lundi matin avoir pris un troisième terminal pétrolier à une milice loyale au gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale. Elles avaient déjà pris dimanche les terminaux d’al-Sedra et de Ras Lanouf, les plus importants du pays, situés dans le Croissant pétrolier à l’Est.

Ces terminaux pétroliers à l’Est étaient sous le contrôle d’Ibrahim Jadhran et sa milice et sa milice nommée « Gardes des terminaux pétroliers ». Ibrahim Jadhran avait combattu le groupe Etat islamique et empêché l’organisation jihadiste de mettre la main sur les champs pétroliers.

Entre les forces de l’armée libyenne de l’Est et les membres de cette milice (GIP), il n y a pas eu vraiment de bataille, ni hier ni aujourd’hui ce qui laisse entendre qu’il y a eu une sorte d’accord entre Haftar et la tribu al-Maghariba. Ibrahim Jadhran appartient en effet à la tribu al-Maghariba, qui habite le croissant pétrolier, mais le chef de cette tribu ne l’a pas reconnu et à appeler les jeunes membres de sa milice à rendre leurs armes et ne pas combattre les forces de l’Est. Ibrahim Jadhran est accusé de corruption et de s’enrichir sur le compte du peuple libyen en touchant des millions. Sa villa à Tobrouk, ainsi que les villas de ses frères ont été investies par des membres de l’armée.

Jeune Afrique :

Les forces du gouvernement non reconnu de Libye se sont emparées mardi du dernier des quatre terminaux du Croissant pétrolier. Le gouvernement d’union (GNA) soutenu par l’ONU perd ainsi le contrôle de ces installations cruciales pour l’économie du pays.

Le Croissant pétrolier s’étend le long d’une baie en forme de croissant entre les localités de Marsa el-Brega et Ben Jawad, dans le nord-est du pays et regroupe les principaux ports pétroliers. Outre Ras Lanouf et al-Sedra, il comprend le terminal de Zueitina, fermé et celui de Marsa el-Brega qui fonctionne sporadiquement. Ces sites étaient sécurisés par les Gardes des installations pétrolières, une milice de l’Est qui avait prêté allégeance cet été au gouvernement d’union nationale reconnu par l’ONU.

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Libye: le général Khalifa Haftar reçu à Ndjamena (Tchad) par le président Déby (RFI)

Le général Khalifa Haftar accompagné d’une délégation importante a été accueilli par de hauts gradés tchadiens. Il a ensuite été invité à déjeuner avant d’être conduit aux plus hautes autorités.

Au menu des discussions, la situation sécuritaire dans le Sud libyen, mais surtout la présence annoncée des rebelles tchadiens sur la frontière nord du Tchad. L’affaire est devenue sérieuse, à tel point que le chef de l’Etat, Idriss Déby, a décidé de la suivre en personne personnellement, a indiqué à RFI une source sécuritaire.

Libye : le général Haftar met en échec le plan de l’ONU et de l’UE (L’Afrique réelle)

Le 11 septembre 2016, après une offensive aussi soudaine qu’inattendue, l’ANL (Armée nationale libyenne) basée en Cyrénaïque et commandée par le général Haftar, l’ennemi des Frères musulmans de Misrata et des islamistes de Tripoli, a pris le contrôle du « croissant pétrolier » libyen et des ports terminaux de Sidra et de Ras Lanouf. Cette victoire met à mal le plan de l’ONU soutenu par l’UE, qui était de refaire l’unité de la Libye à travers le gouvernement El Sarraj appuyé sur les Frères musulmans de Misrata et sur les islamistes de Tripoli.

Comme de leur côté, les milices de Misrata ont pris Syrte à Daech, il n’y a donc plus de tampon entre les forces du général Haftar et celles de Misrata. Dans ces conditions, la guerre Misrata-Haftar est-elle inévitable ?

Royaume-Uni : des parlementaires mettent en cause la décision de Londres d’intervenir en Libye (AFP-Reuters)

L’intervention militaire britannique en Libye en 2011 était fondée sur des « postulats erronés », accusent des parlementaires du Royaume-Uni dans un rapport publié mercredi 14 septembre. La commission des affaires étrangères de Westminster a relevé plusieurs erreurs dans le processus décisionnel qui a amené Londres à intervenir militairement dans le pays aux côtés de la France, officiellement pour protéger les civils réprimés par Mouammar Kadhafi.

« [Le gouvernement britannique] n’a pas pu vérifier la menace réelle que le régime de Kadhafi faisait peser sur les civils ; il a pris au pied de la lettre, de manière sélective, certains éléments de la rhétorique de Mouammar Kadhafi ; et il a échoué à identifier les factions islamistes radicales au sein de la rébellion. »

La stratégie du Royaume-Uni dans ce dossier « fut fondée (…) sur une analyse partielle des preuves », insistent ces parlementaires. L’exécutif aurait pu privilégier d’autres options qui auraient mené à de meilleurs résultats, résume le président de la commission, Crispin Blunt.

« Un engagement politique aurait pu permettre de protéger la population, de changer et de réformer le régime à un coût moindre pour le Royaume-Uni et la Libye. Le Royaume-Uni n’aurait rien perdu en suivant ces pistes, au lieu de se focaliser exclusivement sur le changement de régime par des moyens militaires. »

L’ancien premier ministre conservateur en poste lors de cette affaire, David Cameron, est directement mis en cause dans le rapport. Il aurait aussi dû savoir que les islamistes radicaux allaient chercher à profiter de la rébellion, estiment les parlementaires. Selon eux, il n’existe d’ailleurs pas d’indication que la nature de l’insurrection ait été correctement analysée par Londres.

M. Cameron est donc « le responsable final de l’échec à développer une stratégie cohérente en Libye », jugent les députés. L’ancien locataire du 10 Downing Street n’a pas voulu témoigner devant la commission, évoquant « un emploi du temps chargé ».

Accord russo-américain sur la Syrie : pourquoi le plus dur reste à venir

L’accord du 10 septembre est avant tout de nature technique et possède un caractère local dans la mesure où il porte exclusivement sur la ville d’Alep et son voisinage. Russes et Américains se sont entendus sur un quadrillage du territoire en question en «zones d’exclusion aérienne» locales strictement interdites aux appareils de l’armée de l’air syrienne.

Car une des différences majeures par rapport à l’accord du 27 février, c’est que le texte est inclusif, le régime syrien – mais aussi la Turquie et l’Iran (et le Hezbollah) – l’ayant reconnu. L’acceptation par Damas constituait l’une des conditions sine qua none de la cessation des hostilités, Washington pressant de longue date Moscou d’obtenir le clouage au sol de l’aviation syrienne.

A ce titre, la neutralisation à Alep de Abu Omar Sarakeb, le commandant du Jabhat Fateh al-Sham (ex- al-Nosra) par une frappe aérienne le 8 septembre a probablement contribué à «fluidifier» les négociations. Assez curieusement, aucun des protagonistes – ni les Russes, ni les Américains – n’a revendiqué la paternité de l’opération.

Ce silence a fortement contrasté avec la cacophonie de la semaine précédente, au cours de laquelle un haut responsable de l’Etat islamique, Abu Mohammed al-Adnani, a été tué lors d’une frappe dont Washington et Moscou ont revendiqué chacun le succès.

La Syrie affirme avoir abattu deux appareils israéliens; Tsahal dément (Zone militaire)

L’aviation israélienne a, selon Tsahal, de nouveau effectué des frappes en territoire syrien, après la chute d’un obus sur le plateau du Golan. L’état-major syrien a par la suite confirmé ce raid. Mais pas seulement. « Les forces aériennes de l’ennemi israélien a mené à à 01H00 locales (22H00 GMT) une agression » contre une position de l’armée syrienne à Qouneitra », non loin de la ligne de démarcation avec Israël, a-t-il affirmé. Et de prétendre que la défense aérienne [syrienne] a riposté en abattant un avion militaire dans le sud-ouest de la province et un drone de reconnaissance à l’ouest de Saassaa [province de Damas]« .

Des commandos américains déployés en appui de l’armée turque dans le nord de la Syrie (Zone militaire)

« Des forces spéciales américaines accompagnent les forces turques et celles de l’opposition syrienne modérée dans leurs efforts pour déloger l’EI d’une zone au sud de la frontière turco-syrienne près de Jarabulus et d’Al-Raï », a en effet indiqué le capitaine de vaisseau Jeff Davis. Et de préciser que ce déploiement a été effectué à la demande de la Turquie, alliée des États-Unis au sein de l’Otan.

Pour résumer, les forces spéciales américains appuient donc l’armée turque ainsi que les adversaires de cette dernière, c’est à dire les milices kurdes syriennes.

Le chef de la propagande de l’EI tué par un raid de la coalition (Zone militaire)

Wa’il Adil Hasan Salman al-Fayad a été tué par une frappe aérienne de la coalition dirigée par les États-Unis, le 7 septembre, dans la région de Raqqa, en Syrie.

Selon Peter Cook, un porte-parole du Pentagone, al-Fayad était un proche d’Abou Mohammed al-Adnani, le chef des opérations extérieures de l’EI, également tué lors d’un raid mené le 30 août par un drone MQ-1 Predator à al-Bab, dans la province d’Alep. Il était aussi un membre important de la « shura », l’instance dirigeante de l’organisation jihadiste.

La Turquie arrête une Franco-Kurde soupçonnée d’avoir voulu commettre un attentat (France 24)

Dans un reportage diffusé par France 2 en janvier 2015, elle apparaissait à l’écran, le visage poupon, treillis militaire et arme à la main. Ebru Firat, 25 ans, étudiante toulousaine en médecine, a tout plaqué il y deux ans pour aller combattre l’organisation État islamique, aux côtés des forces kurdes, dans un village repris aux jihadistes près de Raqqa, en Syrie.

La police turque a arrêté la jeune femme à l’aéroport Ataturk d’Istanbul après un vol en provenance de Diyarbakir, a-t-on appris jeudi 15 septembre par l’agence pro-gouvernementale Anadolu.

Selon cette agence de presse, la police avait reçu des informations affirmant qu’Ebru Firat s’apprêtait à commettre un attentat-suicide dans la capitale économique de la Turquie. La police antiterroriste turque poursuivait son interrogatoire jeudi dans ses locaux.

Washington financera la défense israélienne à hauteur de 38 milliards de dollars sur 10 ans (Zone militaire)

Les États-Unis devraient augmenter de 8 milliards de dollars sur 10 ans le montant de l’aide militaire qu’ils octroient à Israël au titre de leur coopération en matière de défense, en vertu d’un nouvel accord militaire négocié âprement depuis plusieurs mois et devant entrer en vigueur en 2018.

Actuellement, et selon un précédent accord conclu en 2007, Washington verse, tous les ans, environ 3 milliards de dollars. Cette aide sera sera donc portée à 3,8 milliards par an (soit 38 milliards sur 10 ans), ce qui représente une augmentation de 25%.

Elle est très inférieure à ce qu’espérait M. Netanyahu, qui réclamait pas moins de 45 milliards de dollars sur 10 ans.cette aide américaine prendra en compte les investissements de la défense antimissile israélienne, qui, jusqu’à présent, bénéficiait de fonds spécifiques votés chaque année par le Congrès. En juin, ce dernier lui a ainsi alloué plus de 600 millions de dollars, ce qui a donné lieu à un bras de fer avec l’administration Obama. Enfin, la disposition permettant à Israël d’investir 26,3 % de l’aide américaine pour soutenir sa propre industrie de l’armement ne sera pas reconduite. En clair, l’enveloppe donnée par Washington ne devrait servir qu’à acquérir du matériel américain.

L’État islamique revendique son premier attentat au Kenya (Zone militaire)

Attaque commise le 11 septembre par trois femmes vêtues d’un hijab contre un commissariat de police à Monbasa au Kenya. Ces dernières ont poignardé un policier, puis mis le feu au bâtiment avant d’être abattues. Le bilan aurait pu être élevé car il a été retrouve sur le cadavre de l’une d’entre-elles un gilet d’explosifs qu’elle n’avait pu le temps de déclencher.

Le Kenya a connu plusieurs attentats de grande ampleur ces dernières années (ambassade des États-Unis à Nairobi, centre commecial Westgate, université de Garissa), commis par al-Qaïda et ses affidés, c’est à dire, dans la région, les milices Shebabs implantées en Somalie. Sauf que l’attaque du commissariat de Monbasa a été revendiquée par l’EI. Une première dans cette partie de l’Afrique où le groupe jihadiste a de la peine à s’enraciner. Il est compliqué pour l’EI de s’implanter au Kenya, et plus généralement en Afrique de l’Est, en raison de l’hostilité des milices Shebab. Ainsi, sa branche somalienne ne compterait, au plus, qu’une centaine de combattants, principalement issus du clan Majerteen, originaire de la région semi-autonome du Puntland. Isolé, ce groupe lié à l’EI est dirigé par Abdulqadir (ou Abdiqadir) Mumin, un ancien des Shebabs.

Le président philippin ne veut plus de conseillers militaires américains pour lutter contre les jihadistes d’Abu Sayyaf (Zone militaire)

Jusqu’à présent, les Philippines comptaient sur les États-Unis pour avoir un soutien dans leurs disputes territoriales avec Pékin en mer de Chine méridionale Second Thomas Shoal, récif de Scarborough, etc…) ainsi que pour former et conseiller leurs forces armées face, notamment, au groupe jihadiste Abu Sayyaf, autrefois allié à al-Qaïda et désormais affilié à l’État islamique (EI).

Plus tôt cette année, les Philippines ont conclu d’autres accords militaires, dont un avec le Japon, en mars, et un autre avec la France. Dans le même temps, en avril, 275 militaires américains, avec des moyens aériens, dont des avions d’attaque A-10 Thunderbolt II, ont été déployés sur la base de Clark, afin de répondre à une sollicitation de Manille au sujet des manoeuvres chinoises en mer de Chine méridionale. D’ailleurs, l’US Navy et la marine des philippines ont effectué des patrouilles conjointes dans la région au printemps.

M. Dutertre a adopté une autre approche avec les groupes rebelles armés philippins, comme le Front Moro islamique de libération (MILF), lequel revendique l’indépendance des régions méridionales de l’archipel peuplées majoritairement de musulmans. C’est ainsi que, en août, il a proposé à ce dernier des pourparlers. Mais il est allé encore plus loin en évoquant de possibles discussions avec Abu Sayyaf, implanté à Mindanao. M. Dutertre a ordonné aux 200 conseillers militaires déployés à Mindanao depuis 2002 auprès des forces philippines pour lutter contre Abu Sayyaf de faire leur paquetage. Et cela, au motif que l’alignement de Manille sur l’Occident est « la cause de l’insurrection musulmane persistante dans le sud ». Et le président philippin d’insister : « Les (musulmans) deviendront encore plus agités. S’ils voient un Américain, ils le tueront. »

Ukraine : les rebelles séparatistes proposent une trêve (Euronews)

Les séparatistes en Ukraine annoncent un cessez-le-feu, unilatéral. Le chef autoproclamé de la république populaire de Donetsk attend la réponse de l’armée ukrainienne. Il s’agirait, si elle est acceptée, de la quatrième trêve depuis le début de l’année.

Mais la précédente trêve, mise en place le 1er septembre, n’est guère respectée. Pour preuve, l’‘armée ukrainienne vient de perdre trois soldats dans l’Es Les ministres des Affaires étrangères allemands et français iront à Kiev pour relancer le cessez-le-feu, voire un plan de paix durable. Ce conflit a fait plus de 9.500 morts depuis avril 2014.

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