Michel Pastoureau – Une histoire des animaux

LES ANIMAUX ONT AUSSI LEUR HISTOIRE (France Culture)

8 animaux – le cochon, l’ours, la baleine, le coq, la licorne, le corbeau, le loup, le renard – racontés par Michel Pastoureau.

animaux-histoire



Le coq : drôle d’oiseau pour un emblème

Attribut de certains dieux dans l’Antiquité, tantôt admiré pour son courage, sa virilité, tantôt méprisé pour ses colères ou sa luxure, il est aussi l’un des plus vieux emblèmes de la France. Et pourtant, quel drôle d’animal pour un emblème que ce vulgaire oiseau de basse-cour… Aujourd’hui, Michel Pastoureau nous raconte : le coq.

Références musicales :

  • Jules Wolf, Cocorico, ou l’aigle et le coq
  • Willie Dixon, Little Red Rooster

L’ours : portrait d’un roi déchu

Pendant longtemps, en Europe, le Roi des animaux ne fut pas le lion. Un autre animal était l’objet de toutes les admirations. Au Moyen-Âge pourtant, la bête majestueuse est ridiculisée, humiliée. Elle conquiert de nouveaux le cœur des hommes au vingtième siècle, mais sous la forme… d’une peluche. Passer du statut de Roi de la forêt à celui de simple doudou, voilà qui constitue un singulier parcours. Aujourd’hui, Michel Pastoureau nous raconte : l’ours.

Références sonores :

  • Archive : Bonne nuit les petits , épisode « Les devinettes de Nounours » (Radio Télévision Française, 27 février 1964)
  • Elvis Prestley, Let Me Be Your Teddy Bear

Maître corbeau, oiseau de malheur ?

Charognard, voleur, glouton, orgueilleux, hypocrite, il est paré de toutes les tares, associé à toutes les inquiétudes. Est-ce en raison de la couleur de ses plumes, noires comme le jais ? Qu’il rode autour des cimetières, pille les champs ou se fasse dénonciateur anonyme, c’est en tout cas presque toujours sous les traits d’un oiseau de malheur qu’il est évoqué. A juste titre ? Aujourd’hui, Michel Pastoureau nous raconte : le corbeau.

Références musicales :

  • Léo Ferré, Les corbeaux (poème d’Arthur Rimbaud)
  • Julos Beaucarne, Les deux corbeaux

Dans le ventre de la baleine

Monstre marin, mais monstre réel, bien vivant, dont le gigantisme ne cessera sans doute jamais de nous émerveiller. A moins que… Notre planète en comptait 230 000 représentant en 1930, ils ne seraient plus aujourd’hui que 10 000, et leur nombre ne cesse de décroître. L’homme aura-t-il pour finir raison de ce majestueux habitant des mers ? Aujourd’hui, Michel Pastoureau nous raconte : la baleine.

Références sonores :

  • Archive : Moby Dick de Herman Melville, adaptation radiophonique réalisée par Arthur Adamov et diffusée le 26 décembre 1955 (ORTF)
  • Germaine Montero, La pêche à la baleine (poème de Jacques Prévert sur une musique de Jospeh Kosma)

Le cochon : portrait d’un mal-aimé

Sale, goinfre, impur au regard de toutes les religions monothéistes, l’animal dont il est question aujourd’hui est méprisé. Le proverbe ne nous enseigne-t-il pas pourtant qu’en lui, tout est bon ? La science ne nous apprend-elle pas qu’il est, de tous les animaux de la ferme, le plus intelligent ? Comment comprendre alors un tel désamour ? Aujourd’hui, Michel Pastoureau nous raconte : le cochon.

Référence musicale :

  • The Beatles, Piggies

Qui a peur du grand méchant loup ?

Réputé vorace, cruel, destructeur, sanguinaire et même amateur de chair humaine, la bête dont il est question aujourd’hui terrifie l’homme depuis la nuit des temps. Fondée ou non, cette peur fait en tout cas partie de notre histoire culturelle. Aujourd’hui, Michel Pastoureau nous conte l’histoire d’un grand méchant, ou supposé tel : le loup.

Références musicales :

  • Georges Milton, Qui craint le grand méchant loup ? (B.O. des Trois petits cochons, court-métrage Disney, 1933)
  • Serge Gainsbourg, Cha cha cha du loup (1960)

Le roman du renard

Intelligent, habile, adroit, diplomate, espiègle, l’animal dont il va être question aujourd’hui est aussi réputé calculateur, sournois, flatteur, voleur, fourbe ou même carrément perfide. Malin, à n’en pas douter, mais malin comme un diable. Rusé en un mot, mais pour le meilleur ou pour le pire ? Les hommes semblent avoir oscillé, d’une époque à l’autre, entre l’éloge ou le blâme. Serait-ce parce qu’il est avant tout un animal sauvage, qui donc par définition nous échappe ? Aujourd’hui, Michel Pastoureau nous raconte : le renard.

Références sonores :

  • Bourvil, Renart laisse échapper Chanteclair (extrait du disque « Bourvil chante pour les enfants & Le roman de Renart », 1972)
  • Harry Belafonte, The Fox

Les mystères de la licorne

Pour finir cette série en beauté, place au portrait d’un animal imaginaire, qui occupe une place tout à fait à part au sein des créatures merveilleuses. Aujourd’hui, Michel Pastoureau nous conte l’histoire d’une créature dont nous n’avons pas fini de percer le mystère : la licorne.

Références sonores :

  • Archive : « La licorne », poème de Rainer Maria Rilke (Les Sonnets à Orphée , 1923) lu par Robert Sabatier, France Culture, 19 août 1967
  • Les compagnons de la chanson, La licorne (Bobino, 1966)

 

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