Revue de presse (63)

France

Comment les terroristes des attentats de Paris et de Bruxelles se sont infiltrés en Europe (Le Monde)

L’enquête sur les attentats de Paris et de Bruxelles révèle chaque jour un peu plus comment cette cellule terroriste mise sur pied à Rakka, en Syrie, a su tirer profit de la crise migratoire pour se reconstituer au sein de l’espace Schengen. Sous de fausses identités, la plupart des kamikazes ont suivi la route des Balkans jusqu’en Hongrie, plate-forme de transit des réfugiés, avant de rejoindre Bruxelles, base opérationnelle des terroristes.

Dans une étude sur la fabrication de cette cellule, publiée jeudi 10 novembre par la revue américaine spécialisée Sentinel, le Centre d’analyse du terrorisme (CAT), dirigé par Jean-Charles Brisard, retrace très précisément le cheminement de ces terroristes à travers l’Europe. Une mine d’informations tirées de documents judiciaires et obtenues auprès de services de renseignement étrangers, que Le Monde a pu recouper.

Voir l’infographie

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Oussama Atar, coordinateur présumé des attentats de Paris et Bruxelles (Le Monde)

« Abou Ahmad ». Ce nom de guerre plane depuis plusieurs mois sur les attentats de Paris en novembre 2015 et de Bruxelles en mars 2016. Derrière cette kunya (surnom musulman) se cache le seul donneur d’ordre établi en Syrie à avoir laissé des traces de son implication dans la vague d’attaques qui a endeuillé les deux capitales. Le seul que les enquêteurs pensent avoir identifié.

Selon les informations du Monde, les services de lutte antiterroriste belges sont parvenus à la conclusion que ce mystérieux donneur d’ordres s’appelle Oussama Ahmad Atar, un djihadiste belge de 32 ans. Son identité a récemment été recoupée par les enquêteurs français : Oussama Atar a été désigné comme étant Abou Ahmad, sur une planche comprenant plusieurs photographies, par l’un des terroristes qu’il avait envoyés en Europe.

Oussama Atar avait déjà été évoqué en août par la presse belge comme un possible « cerveau » des attentats de Bruxelles, sans que son rôle opérationnel soit détaillé. Un certain consensus existe aujourd’hui au sein de la communauté du renseignement sur son implication dans les attaques qui ont frappé les deux capitales.

Oussama Atar est suspecté d’avoir coordonné ces deux opérations depuis la Syrie : il a été désigné comme le recruteur des deux kamikazes irakiens ayant déclenché leurs ceintures piégées aux abords du Stade de France à Saint-Denis, le 13 novembre 2015, et est soupçonné d’être l’homme à qui les terroristes ont soumis leurs plans d’action avant de se faire exploser dans la capitale belge, le 22 mars 2016.

Oussama Atar clame son innocence dans une lettre adressée à sa mère (DH)

Accusé d’être le fameux Abou Ahmad , c’est-à-dire le présumé cerveau des attentats de Paris et de Bruxelles , Oussama Atar, 32 ans, a récemment écrit une lettre à sa maman dans laquelle il clame son innocence. Il la lui a fait parvenir par l’intermédiaire de l’une de ses sœurs avec qui il a repris contact sur Facebook et à qui il a demandé, non sans ironie, de prévenir également de l’envoi de sa lettre les enquêteurs “pour pas qu’ils fassent (d’elle) la terroriste la plus dangereuse d’Europe !”

Dans cette missive, dont La DH a pu se procurer copie, celui qui est actuellement présenté comme “l’un des hommes les plus recherchés de Belgique et même d’Europe” commence par s’enquérir de l’état de santé de sa “mère” , espérant la trouver “en très bonne santé malgré tout ce que ces criminels te font subir à toi et à la famille” . Avant de la rassurer à son sujet : “Je vais très bien. Mon fils se porte très bien et grandit vite” .

Puis, Oussama Atar embraye immédiatement sur “les mensonges et la diffamation qui a été menée ces derniers temps dans les médias à (son) encontre” . Pour assurer qu’on n’aurait strictement rien à craindre de lui, mot pour mot, comme suit : “Non, je ne suis pas le mentor ou le cerveau qui a mis en place les attaques de Bruxelles et je n’étais pas au courant de ce que Brahim et Khalid (El Bakraoui, qui sont ses cousins, NdlR) projetaient (qu’Allah leur fasse miséricorde) et ces chiens savent très bien que, depuis qu’ils m’ont poussé à m’enfuir de la Belgique, je n’ai plus jamais eu de contact avec eux. Non, je ne suis pas Oussama ben Laden, ni la main droite d’Abou Bakr Baghdadi (chef de l’État islamique, NdlR) , et ces chiens savent très bien qu’à aucun moment, je ne l’ai rencontré, ni en prison, ni ailleurs.”

Et d’ajouter : “Non, je ne suis pas en Europe et non, je ne pense pas y retourner, après qu’Allah, gloire à lui, m’a sauvé de ces criminels, et ces chiens savent très bien où je me trouve en ce moment, alors pourquoi, ces mensonges et ces guerres acharnées contre vous (sa famille) ? […] C’est pour essayer de me faire le plus mal à moi car ces chiens rageux n’arrivent pas à se remettre du fait que j’ai échappé à leur cellule qu’ils m’avaient préparée bien des années avant que je finisse ma peine en Irak, comme l’a si bien précisé le procureur le jour où je suis passé au palais.”

Ce qu’il faut comprendre entre ces quelques lignes, c’est qu’Oussama Atar prétend avoir pris la fuite après son retour en Belgique parce nos autorités judiciaires voulaient lui faire un nouveau procès pour son voyage en Irak, qui lui avait déjà valu d’être emprisonné de longues années là-bas. “Avant qu’il ne revienne, ils lui avaient donné la garantie qu’il ne serait pas poursuivi ici. Il était donc revenu et il avait même entrepris des démarches administratives pour ouvrir un commerce à Bruxelles. Mais c’était avant de comprendre qu’il risquait de se retrouver à nouveau en prison ici” , dit l’un de ses proches.

Mégafichier TES : les Français pourront refuser la prise de leurs empreintes digitales (AFP)

Le gouvernement lâche du lest. Les usagers qui ne souhaitent pas que leurs empreintes digitales figurent dans ce mégafichier controversé regroupant les données personnelles des Français pourront le refuser, ont annoncé jeudi 10 novembre les ministres Bernard Cazeneuve et Axelle Lemaire.

Axelle Lemaire, qui avait exprimé lundi de vives réserves sur ce mégafichier, évoquant un décret « pris en douce par le ministère de l’Intérieur » et un « dysfonctionnement majeur », s’est dite rassurée par ces « clarifications ». « Il n’y a pas de couac » au gouvernement qui « prend ses responsabilités face aux attentes des citoyens », a-t-elle affirmé.

Le gouvernement a, en outre, décidé que le dispositif ne serait déployé qu’après « avis conforme » de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques (Ansssi). Enfin, il « s’engage à fournir tous les éléments pertinents au Parlement » pour un « suivi en continu de ce traitement de données », et à « fournir le retour d’expérience » du test du fichier TES « actuellement lancé dans les Yvelines et prochainement en Bretagne »« J’ai reçu l’assurance » que cette « base de données » n’est pas destinée « à ficher les Français », a déclaré Axelle Lemaire.

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Migrants: le plus gros centre de transit européen ouvre à Paris (Le Figaro)

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Union Européenne

La France se plaint auprès de l’Espagne du séparatisme catalan (Actualité Espagnole)

L’ingérence systématique de Barcelone de ce côté-ci de la frontière (notamment via le financement de manifestations politiques et culturelles) a fini par provoquer le malaise de la Chancellerie française. Notre ministère des Affaires étrangères a en effet envoyé une « note verbale » (c’est-à-dire un document écrit) ce 2 novembre au palais Sainte-Croix (le « quai d’Orsay espagnol ») afin de protester contre la résolution votée le 6 octobre par le Parlement régional catalan.

Cette résolution reconnaît en effet le « droit à l’autodétermination » des Pyrénées-Orientales, ce qui ouvre la porte à une hypothétique reconfiguration générale des États en Europe occidentale et constitue une violation du principe de souveraineté des nations. Cet épisode diplomatique rappelle par ailleurs que Paris ne reconnaît pas Raül Romeva (considéré par les autorités indépendantistes comme le « ministre catalan des Affaires étrangères ») comme interlocuteur valide…

CETA : un référendum se profile aux Pays-Bas (AFP)

Samedi, des «groupes citoyens» néerlandais ont affirmé avoir recueilli près de 200.000 signatures sur les 300.000 nécessaires pour forcer le gouvernement à organiser un référendum sur le traité. Un nouveau revers qui laisse présager d’autres difficultés lors du processus de ratification auprès des parlements nationaux.

«On veut dire clairement aux politiques que ces accords devraient être discutés plus ouvertement et radicalement modifiés», a expliqué Niesco Dubbelboer, du mouvement néerlandais Meer Democratie-Plus de démocratie. Ce mouvement est allié au groupe néerlandais de défense de l’environnement Milieudefensie, et à d’autres ONG.

Les signataires de cette pétition anti-Ceta affirment ne pas être eurosceptiques: «Je suis pro-UE, affirme Niesco Dubbelboer, mais je crois que l’Europe devrait être plus démocratique.» En avril, un référendum consultatif de ce type avait rejeté un accord entre l’Europe et l’Ukraine alors que les 27  l’avaient ratifié.

Grèce : Alexis Tsipras affiche son obéissance totale aux créanciers (La Tribune)

Le premier ministre grec a remanié son gouvernement en excluant les quelques récalcitrants et revu son objectif de restructuration de la dette à la baisse. Son objectif semble désormais celui d’accepter rapidement les demandes des créanciers pour obtenir une victoire de façade sur le terrain de la dette. Et remonter dans les sondages.

Tous les ministres qui avaient émis des doutes sur la politique de privatisation, notamment, ont été écartés. Alexis Tsipras a ainsi exclu du gouvernement le ministre de la mer, Theodoros Dritsas, qui avait émis des réserves sur la privatisation du port du Pirée… tout en la signant. Mais c’est surtout le transfert au ministère de l’Intérieur, dont se désintéressent les créanciers, de Panos Skourletis, jusqu’ici ministre de l’Energie, qui est significatif du changement de stratégie du gouvernement.

Panos Skourletis avait fait part de son opposition à la privatisation complète de la compagnie publique d’énergie réclamée par les créanciers. Il est remplacé par Giorgos Stathakis, jusqu’ici ministre de l’Economie et qui est un partisan connu des « réformes ». C’est lui qui, en juillet 2015, avait plaidé auprès d’Alexis Tsipras pour que la Grèce accepte un nouveau mémorandum. Giorgos Stathakis sera lui-même remplacé par Dimitris Papadimitriou, un économiste qui a travaillé dans de nombreuses universités aux Etats-Unis, et qui a un profil tout à fait rassurant pour les bailleurs de fonds.

Le transfert du ministre du travail, Giorgos Katrougalos, qui avait bâti une réforme des retraites que les créanciers avaient du mal à accepter, au poste symbolique de vice-ministre des Affaires étrangères, va dans le même sens. Sa remplaçante, Effie Achtioglou, jusqu’ici sa vice-ministre, est réputée pour entretenir d’excellentes relations avec les autorités européennes.

L’objectif de ce nouvel exécutif a été rapidement fixé par Alexis Tsipras lors de la première réunion de ce nouveau cabinet. Il s’agit d’achever avant le 5 décembre, date de la dernière réunion prévue en 2016 de l’Eurogroupe, les 93 « actions préliminaires » demandées par les créanciers avant de conclure la deuxième revue et de pouvoir entamer les discussions sur la dette, mais aussi de voir le pays intégré dans le programme de rachats d’actifs de la BCE (« QE ») dont il est toujours exclu.

On risque donc d’avoir un déluge législatif en Grèce en novembre. Le gouvernement devrait aussi se passer de toute forme de négociation sur des sujets assez sensibles comme la réforme du code du travail, les privatisations, le recouvrement des créances douteuses détenues par les banques et le budget 2017 que les créanciers veulent expurger des quelques éléments sociaux proposés par le gouvernement.

Grèce : jet de grenade devant l’ambassade de France, un policier blessé (AFP)

Deux inconnus circulant à moto ont jeté jeudi matin une grenade devant l’ambassade de France à Athènes, blessant légèrement un policier en faction, a indiqué une source policière.

La brigade anti-terroriste s’est saisie de l’enquête sur cet attentat, qui s’est produit peu avant 5 heures du matin, sur une des grandes avenues centrales d’Athènes, en face du Parlement.

La police privilégie dans l’immédiat la piste d’un acte commis par la mouvance extrémiste anarchiste locale, qui revendique régulièrement des attaques sans victimes contre des cibles diplomatiques, économiques ou politiques, selon la même source.

Les représentations françaises en Grèce sont sporadiquement visées par des actions revendiquées par ou imputées à des groupes extrémistes anarchistes. En octobre, cette nébuleuse avait annoncé une série d’actions pour réclamer la libération de Georges Ibrahim Abdallah, un Libanais qui purge depuis 1987 une peine de détention à perpétuité en France pour actes terroristes.


Monde – Géopolitique

Afghanistan : deux soldats et deux contractors US tués lors d’une attaque suicide à Bragram (Lignes de défense)

Ashton Carter, le Secrétaire américain à la Défense, a confirmé la mort de quatre Américains, tués sur l’aéroport de Bagram, à 60km au nord de Kaboul. Les victimes sont deux soldats US et deux contractors du Pentagone (le nom de la leur société n’a pas été précisé).

L’explosion de samedi matin, a blessé 16 autres soldats américain et un soldat polonais. L’attentat s’est produit à l’aube à l’intérieur de la base de Bagram. Le kamikaze qui a déclenché une bombe serait un employé afghan de la base. Cette attaque est la plus meurtrière depuis décembre 2015 à Bagram : un kamikaze taliban à moto avait alors déclenché sa chargé près de la même base, provoquant la mort de six militaires américains.

Mali : Ansar Dine revendique la mort du militaire français Fabien Jacq (AFP)

Le groupe djihadiste, Ansar Dine, du Malien Iyad Ag Ghaly, lié à Al-Qaïda, a revendiqué la mort du militaire français, victime d’une mine dans la nuit de vendredi à samedi au nord du Mali. Fabien Jacq, maréchal des logis-chef, est décédé des suites de ses blessures au poste français de Tessalit.

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Série d’attaques dans le centre du Mali (Zone militaire)

Dans la nuit du 5 au 6 novembre, une unité des forces armées maliennes (FAMa) a été prise à partie à Gourma-Rharous, dans la région de Tombouctou. À l’issue d’échanges de tirs nourris, qui, a priori, n’ont pas fait de victimes, les assaillants – non encore identifiés – ont emporté au moins 3 véhicules ainsi que des équipements militaires.

Quelques heures plus tard, c’est un convoi de la Mission mutidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) qui a été visé alors qu’il se trouvait à 45 km de la ville de Douentza, dans la région de Mopti (centre du pays). L’attaque a commencé par l’explosion d’une mine ou d’un engin explosif improvisé (IED), suivie par des tirs. Un Casque bleu togolais a été tué, de même que deux civils.

Enfin, au cours de la nuit du 6 au 7 novembre, un groupe armé, probablement jihadiste, a lancé un raid sur la localité de Banamba, située à seulement 140 km au nord de Bamako. L’objectif des assaillants était de libérer 21 détenus d’une prison, selon le ministre malien de la Justice, Ismaël Konate. Un porte-parole des FAMa a précisé que l’attaque avait commencé à 21 heures et qu’un gardien de prison est porté disparu.

Les Forces démocratiques syriennes lancent une offensive sur Raqqa avec le soutien de la coalition (Zone militaire)

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui réunissent les milices kurdes syriennes (YPG) et des groupes rebelles arabes, viennent de lancer une opération d’ampleur visant à chasser l’EI de Raqqa.

Seules les FDS sont impliquées dans cette opération, qui, appelée « Colère de l’Euphrate », mobilise 30.000 combattants, appuyés par la coalition internationale anti-EI dirigée par les États-Unis.

« Raqqa sera libérée grâce à ses fils et ses factions arabes, kurdes et turkmènes, des héros combattant sous la bannière des FDS, avec la participation active des Unités de protection du peuple kurde (YPG) (…) en coordination avec la coalition internationale », explique un communiqué des FDS.

Turquie : arrestation du patron du journal d’oppisition Cumhuriyet (AFP)

Le président du directoire du quotidien d’opposition turc Cumhuriyet, Akin Atalay, a été arrêté et placé en garde à vue ce vendredi, a indiqué le journal. Akin Atalay a été interpellé à son arrivée à l’aéroport Atatürk d’Istanbul, en provenance d’Allemagne, a précisé sur son site Cumhuriyet

La semaine dernière, neuf journalistes avaient été placés en détention, dans le cadre d’une enquête pour “activités terroristes”.

Tunisie : le chef du groupe terroriste Jund al-Khilafa abattu par l’armée (AFP)

Le ministère tunisien de la Défense, Farhat Horchani, a annoncé mercredi que l’armée avait abattu Talal Saïdi, le chef du groupe terroriste Jund al-Khilafa. Ce groupuscule est notamment lié à l’organisation État islamique (EI), et est responsable entre autres de l’assassinat d’un militaire à son domicile le 5 novembre dans une région montagneuse du centre-ouest du pays.

Les monts Salloum et Mghilla sont des maquis jihadistes dans le centre-ouest de la Tunisie. Le groupe qui se présente sous le nom de Jund al-Khilafa (soldats du califat, en arabe) avait aussi revendiqué au nom de l’EI la décapitation d’un berger de 16 ans il y a un an, également sur le mont Mghilla.

Les forces de sécurité tunisiennes traquent depuis 2012 des groupes extrémistes armés retranchés dans des zones montagneuses du pays, notamment sur les monts Mghilla et Chaambi.

Pakistan : un attentat contre un sanctuaire soufi fait au moins 52 morts (AFP)

Au moins 52 personnes ont été tuées samedi dans l’explosion d’une bombe pendant une cérémonie religieuse soufie au Baloutchistan, a annoncé le ministre de l’intérieur de cette province méridionale du Pakistan en proie à des troubles récurrents. Cent-cinq autres fidèles ont été blessés.

Selon les autorités de la province, un kamikaze adolescent est à l’origine de l’attentat. « C’était un attentat suicide. Nous avons trouvé des morceaux du corps de l’assaillant, qui montrent qu’il était âgé de 16 à 18 ans », a déclaré le secrétaire aux affaires intérieures de la province. L’attentat a été revendiqué dans la nuit par l’organisation Etat islamique (EI).

La déflagration s’est produite au milieu de la foule des fidèles au sanctuaire de Shah Noorani, un saint du soufisme, une branche mystique de l’islam considérée comme hérétique par certains groupes islamistes radicaux, a déclaré à l’Agence France presse un responsable du gouvernement local, Javed Iqbal.

En juin, le meurtre d’un célèbre chanteur soufi à Karachi, la métropole du sud du Pakistan, a suscité une vague d’indignation dans le pays. Amjad Sabri, un interprète de qawwali, une forme traditionnelle de musique religieuse islamique très appréciée en Asie du Sud et dont l’origine remonte au XIIIe siècle, fut tué par deux hommes à moto, et la police parla alors d’« acte de terrorisme ».

Crimée : le FSB arrête un groupe de « saboteurs » liés au renseignement militaire ukrainien (AFP)

Les services spéciaux russes (FSB) ont annoncé jeudi l’arrestation d’un groupe de « saboteurs-terroristes » envoyés selon eux par Kiev dans la péninsule annexée de Crimée pour y attaquer des sites militaires et des bâtiments administratifs.

Selon ce communiqué, le groupe, arrêté mercredi, « prévoyait de commettre des actes de sabotage sur des cibles comme des infrastructures politiques et militaires » et avait en sa possession « des engins explosifs puissants, des armes, des munitions » et des moyens de communication.

Le ministère ukrainien de la Défense a démenti ces accusations, dénonçant dans un communiqué publié sur son site internet « une autre imposture » visant à discréditer l’Ukraine et à dissimuler les « actes répressifs » commis par la Russie contre les habitants de Crimée critiques à l’égard de Moscou.

En août, la Russie avait déjà annoncé avoir déjoué des « attentats terroristes » préparés par l’Ukraine pour déstabiliser la péninsule, des accusations démenties par les services spéciaux ukrainiens (SBU).

Ukraine: l’ancien président géorgien Saakachvili démissionne de son poste de gouverneur d’Odessa (Courrier international)

Le 7 novembre au matin, l’ancien président géorgien, Mikheïl Saakachvili, gouverneur de la région d’Odessa depuis plus d’un an, a lancé un pavé dans la mare en annonçant sa démission, rapporte le quotidien en ligne Oukraïnska Pravda. Il a justifié sa décision en invoquant la lenteur des réformes, mais aussi et surtout la corruption des élites.

La région d’Odessa n’est pas seulement corrompue, a-t-il déclaré. Elle est vendue aux ennemis de l’Ukraine. J’en ai vraiment plus qu’assez.” Il a ajouté qu’Odessa ne pourrait “se développer que quand Kiev aura été débarrassée de la corruption qui protège directement le banditisme et la criminalité.”

Saakachvili, devenu citoyen d’Ukraine le 29 mai 2015 par décret présidentiel, a plus particulièrement visé son ancien allié, le président Petro Porochenko, qu’il accuse de “soutenir personnellement deux clans dans la région d’Odessa — des gangsters, des assassins”.

Porochenko s’est contenté de faire savoir qu’il acceptera la démission du gouverneur si le conseil des ministres la lui soumet, comme le veut la loi. Pour l’instant, Saakachvili reste donc officiellement à son poste, mais sans doute pour peu de temps.

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