Revue de presse (64)

France

Meurtre d’Aurélie Châtelain : arrestation de 4 complices présumés de Sid Ahmed Ghlam (FR3)

Ces quatre hommes, âgés de 30 à 39 ans, arrêtés par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Eragny et Osny (Val-d’Oise), Les Mureaux et Sartrouville (Yvelines), sont « soupçonnés d’avoir apporté à des degrés divers un soutien logistique » à Sid Ahmed Ghlam, selon des sources proches de l’enquête confirmant une information de LCI. Ce dernier avait été arrêté en avril 2015. L’attentat piloté depuis la Syrie par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) avait échoué, mais il avait toutefois fait une victime, une professeure de fitness originaire de Caudry (Nord), Aurélie Châtelain, retrouvée morte dans sa voiture.

Abdelnasser Benyoucef, le veteran du jihad qui a inspiré Sid Ahmed Ghlam (Le Parisien)

L’enquête sur Sid Ahmed Ghlam a permis de mettre un nom sur son commanditaire. Un Algérien passé par la France, formé en Afghanistan et devenu un cadre de l’EI.

Dans ses interrogatoires, Sid Ahmed Ghlam l’appelle « Abou Moutana ». C’est cet homme, rencontré à deux reprises sur zone en octobre 2014 et février 2015, qui l’aurait incité à commettre un attentat et suggéré de s’en prendre à une église. Selon les services de renseignement, se cache derrière ce surnom une de leurs vieilles connaissances, Abdelnasser Benyoucef. L’implication présumée de ce vieux routier du djihad prouve une nouvelle fois que l’EI a su recycler dans ses rangs toutes les strates du terrorisme islamiste de ces dernières années.

Notre-Dame-des-Landes : la justice autorise les travaux

Contre toute attente, la cour administrative d’appel de Nantes a rejeté toutes les requêtes déposées par les opposants. Le rapporteur public avait pourtant demandé aux juges l’annulation de ces textes nécessaires au démarrage des travaux de construction du nouvel aéroport. Les opposants ont annoncé un recours devant le Conseil d’État.

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Union Européenne

Budgets des Etats membres : la Commission européenne fait preuve de souplesse et s’éloigne de la rigueur budgétaire (Toute l’Europe)

Le verdict de la Commission européenne concernant les budgets nationaux est tombé : aucune sanction dans son appréciation annuelle des budgets des Etats membres pour l’année 2017 n’a été annoncée. Pourtant, plusieurs Etats européens étaient dans le viseur de Bruxelles, dont l’Espagne et le Portugal, encore menacés quelques semaines auparavant d’un gel des fonds structurels de l’Union européenne. La Commission européenne entend même tolérer un dépassement de 0,5% des 3% de déficit public par rapport au PIB autorisés par le Pacte de stabilité et de croissance en cas de dépenses exceptionnelles et appelle les pays en bonne santé budgétaire à investir davantage pour relancer la croissance. Un infléchissement par rapport à la politique de rigueur budgétaire préconisée jusqu’à maintenant.

Trois pays étaient particulièrement concernés par le risque de sanctions budgétaires de la part de Bruxelles : l’Espagne, le Portugal et l’Italie. « L’an passé, Madrid a enregistré un déficit public de 5,1 % du PIB, bien au-dessus des 4,2 % attendus par Bruxelles. Et Lisbonne a affiché 4,4 % de déficit, au lieu des 2,7 % prévus. Théoriquement, les deux capitales encouraient des amendes pouvant aller jusqu’à 0,2 % de leur PIB« , explique Le Monde.

L’Italie a, quant à elle, « envoyé un projet de budget avec un déficit public à 2,3 % du PIB italien alors que la recommandation de Bruxelles était de 1,8 % du PIB pour 2017. Mais les arguments du Premier ministre – l’Italie a fait face à des tremblements de terre destructeurs et va accueillir encore plus de 150 000 migrants cette année – ont porté« , rapporte le quotidien. « Un argument accepté par la Commission mais qui ne suffit pas à expliquer ce dérapage« , estime le média européen Euronews.

La Commission européenne a néanmoins pointé « un risque de non-conformité » avec les règles européennes pour ces trois pays, de même que pour la Belgique, la Finlande, la Slovénie, Chypre et la Lituanie, les enjoignant à poursuivre leurs efforts en matière budgétaire [Le Figaro avec l’AFP].

Au sujet de la France, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici « a une nouvelle fois appelé à ne pas laisser filer les déficits publics en 2018« . « Je ne voudrais pas qu’on balaye les efforts fournis par les Français« , a-t-il déclaré, appelant « les candidats à l’élection présidentielle » à prendre « leurs responsabilités« , rapporte L’Express.

La Commission européenne se penche sur l’ingérence catalane en France (Actualité Espagnole)

La diplomatie française a signifié auprès de l’Espagne son mécontentement en raison de l’irrédentisme catalan dans les Pyrénées-Orientales. Mais l’affaire ne s’arrête pas là : suite à une initiative menée par plusieurs députés européens espagnols (dont certains appartiennent au parti Citoyens et à l’Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe), la Commission européenne a ouvert un dossier sur cette affaire.

Concrètement, l’organisme va enquêter sur l’infraction aux normes européennes que représente cette ingérence des séparatistes catalans dans un pays étranger et formulera le cas échéant des reproches à Madrid pour son inaction ou ses réponses trop faibles à ce défi indépendantiste.

Bulgarie: le candidat pro-russe Roumen Radev remporte la présidentielle (RFI)

Roumen Radev, candidat de l’opposition socialiste jugé proche de Moscou, a remporté dimanche le deuxième tour de l’élection présidentielle en Bulgarie, avec près de 60% des voix. Désavoué, le Premier ministre Boïko Borissov, dont le gouvernement n’a pas de majorité parlementaire, a annoncé sa démission.

Malgré une formation suivie aux Etats-Unis, Radev est considéré comme un candidat pro-russe, après avoir appelé à la levée des sanctions européennes contre la Russie. Lui-même se veut « pragmatique » vis-à-vis de Moscou et parle des relations entre les deux pays surtout dans la sphère économique.

En Moldavie, le candidat prorusse remporte l’élection présidentielle (Le Monde)

La victoire annoncée d’Igor Dodon, candidat ouvertement prorusse à l’élection présidentielle moldave, a bien eu lieu. Dimanche soir 13 novembre, les premiers résultats donnaient au dirigeant du Parti des socialistes moldaves un score de 56,5 %, contre 43,5 % à sa rivale pro-européenne, Maia Sandu. Celle-ci a pu espérer un miracle avec une participation en forte hausse chez les jeunes, mais elle n’améliore que peu son résultat de 38 % obtenu lors du premier tour le 30 octobre. M. Dodon, lui, avait rassemblé 47 % des suffrages.

Ancien ministre de l’économie et du commerce qui a commencé sa carrière en soutenant le rapprochement de la Moldavie avec l’Union européenne, M. Dodon, 41 ans, entend convoquer « rapidement » un référendum consultatif sur « l’orientation géopolitique » de la Moldavie, qui pourrait menacer l’accord d’association signé entre Bruxelles et Chisinau à la fin de 2013. Cet homme à poigne, président de la fédération nationale d’échecs, voit en Vladimir Poutine un modèle, veut « ramener l’ordre » dans son pays et y défendre les « valeurs traditionnelles », expliquait-il au Monde avant le premier tour, depuis son quartier général de campagne tapissé de clichés le montrant en compagnie du président russe ou du patriarche orthodoxe de Moscou.

Devant l’importance de l’enjeu, plusieurs candidats proeuropéens s’étaient retirés de la course avant même le premier tour, laissant le champ libre à Maia Sandu, figure de la contestation antigouvernementale de 2015 et ancienne ministre de l’éducation formée à Harvard et passée par la Banque mondiale.

La désillusion est d’autant plus forte qu’au fil des ans, l’ancienne république soviétique de Moldavie s’était imposée comme le « meilleur élève » du partenariat oriental, et un modèle régional. Le pays a aussi largement bénéficié des fonds européens, Bruxelles lui octroyant plus de 800 millions d’euros pour la seule période 2010-2015. Cela n’a pas empêché le soutien de l’opinion à l’Union européenne, supérieur à 70 % il y a quelques années, de devenir minoritaire.

Mais l’explication principale du désamour est ailleurs. Elle tient à la faillite des partis politiques proeuropéens, au pouvoir depuis 2009. L’épisode le plus saillant de cette faillite fut la découverte, à la fin de 2014, de la disparition des caisses de trois banques du pays de 1 milliard d’euros, soit 15 % du PIB, qui vont durablement plomber le budget national. Le « casse du siècle » a profondément choqué un pays où 40 % de la population vit avec moins de 5 dollars par jour.

Plus généralement, le champ politique « pro-européen » a été monopolisé par des oligarques corrompus qui ont profité de leur accès au pouvoir pour faire main basse sur de larges pans de l’économie nationale et prendre le contrôle des institutions de l’Etat, en premier lieu la justice. L’un d’eux, Vladimir Plahotniuc, dont le Parti démocrate dirige les différentes coalitions gouvernementales depuis 2009, a focalisé l’essentiel des attaques durant la campagne présidentielle, jusqu’à son vrai-faux ralliement à MmeSandu.


Monde – Géopolitique

Les hommes du président Trump

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D’anciens auxiliaires afghans des forces françaises saisissent la justice pour obtenir des visas (Zone militaire)

Le 22 novembre, le tribunal administratif de Nantes, seul compétent en matière de contentieux relatifs au refus d’accorder un visa d’entrée sur le territoire français, rendra une décision très attendue par 31 anciens auxiliaires afghans (ou « personnels civils à recrutement local » ou PCRL) des forces françaises entre 2002 et 2012.

Au cours de cette période – et même après puisque la France a continué à faire fonctionner l’hôpital et l’aéroport de Kaboul jusqu’en décembre 2014 -, environ 700 civils afghans ont été employés par les troupes françaises en tant qu’interprètes, commis de cuisine ou encore magasiniers.

Kurdistan irakien : Human Rights Watch dénonce la démolition de maisons d’Arabes dans les zones reprises à l’EI (France-Irak)

Les attaques menées par les Peshmerga risquent d’avoir de graves conséquences lors de la bataille de Mossoul – (Erbil) – Les forces de sécurité du Gouvernement régional du Kurdistan ont illégalement détruit en Irak de nombreux foyers arabes, parfois même des villages entiers, dans des régions reprises à l’État islamique, a indiqué Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

La CPI veut enquêter sur les prisons secrètes de la CIA en Europe (Le Monde)

L’enquête à venir de la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes commis en Afghanistan devrait notamment porter sur les crimes commis par l’Agence centrale de renseignement (CIA) américaine dans les prisons secrètes installées en Pologne, en Roumanie et en Lituanie. Dans un document rendu public lundi 14 novembre et portant sur les dix examens préliminaires menés actuellement par ses services, dont l’un porte sur la guerre en Afghanistan, la procureure Fatou Bensouda indique qu’elle pourrait enquêter sur les crimes commis par la CIA dans les prisons secrètes en Europe où « des membres présumés d’Al-Qaida ou des talibans auraient été transférés » depuis l’Afghanistan.

Les investigations devraient s’orienter dans trois directions. Tout d’abord, les crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis par les talibans contre des partisans du gouvernement et des forces internationales, et contre des civils « hostiles au régime taliban et à leur idéologie », dont des femmes et des filles scolarisées. Ensuite, les crimes commis par les autorités afghanes, la police et les services de renseignements.

Enfin, et c’est la nouveauté de ce dernier rapport, Fatou Bensouda indique que des « membres de l’armée américaine et de la CIA ont eu recours à des méthodes constitutives de crimes de guerre de torture, traitements cruels, atteintes à la dignité de la personne et viol ».

L’existence de prisons secrètes avait été révélée en 2005. En juin 2007, enquêtant à la demande du Conseil de l’Europe, le sénateur suisse Dick Marty avait dénoncé « une toile d’araignée mondiale » de détentions et de transferts illégaux pratiqués par les Etats-Unis, en collusion avec plusieurs Etats européens. Depuis, ces Etats ont été sommés d’engager des poursuites, mais se sont souvent retranchés derrière le secret d’Etat. La Pologne, la Roumanie et la Lituanie sont toutes trois membres de la Cour, ce qui lui donne compétence pour enquêter sur les crimes de guerre commis sur leur territoire, même si les auteurs présumés sont des ressortissants des Etats-Unis, qui n’ont pas adhéré à la juridiction.

D’importantes caches d’armes découvertes dans le sud de la Tunisie (RFI)

Depuis ce weekend, les autorités tunisiennes annoncent avoir arrêté trois hommes après la découverte de trois importantes caches d’armes : les deux premières se situent dans de petites localités à proximité de la ville de Ben Guerdane, au sud du pays. La troisième, dans un quartier de Ben Guerdane. Une découverte significative pour les forces de l’ordre, qui insistent sur la quantité saisie d’armes de guerre et de munitions.

Des lance-roquettes, des missiles sol-air, des kalachnikov ou encore des mines antichar. Les forces spéciales ont mis à jour un véritable arsenal de guerre.

Trois caches d’armes ont été découvertes, dont certaines enfouies sous terre. Mais le ministère de l’Intérieur insiste surtout sur la dernière saisie : à l’intérieur d’un garage, en périphérie de Ben Guerdane, les agents ont récupéré au moins trente caisses de munitions, une cinquantaine de fusils, douze kilos d’explosifs et plus d’un millier de tasers.

Depuis 2012, les forces de l’ordre découvrent régulièrement des caches d’armes, mais rarement en d’aussi grandes quantités. Pour l’instant, les autorités ne précisent pas d’où proviennent ces armes, ni depuis quand elles ont pu être stockées là. Elles pourraient venir de la Libye voisine, où ce type d’armes de guerre circule en grande quantité.

Certains experts avancent la possibilité que ces caches existent en fait depuis plusieurs mois, préparées pour l’attaque ratée de Ben Guerdane. En mars dernier, un commando de plusieurs dizaines de combattants armés avait tenté de prendre le contrôle de cette ville, dont la proximité avec la Libye facilite l’acheminement des armes, mais aussi le mouvement des groupes jihadistes.

Attentat du Bardo : un jihadiste tunisien arrêté au Soudan (Huffington Post)

Un commandant du groupe Etat islamique (EI), qui avait été condamné en Italie pour activités terroristes, a été arrêté au Soudan, a annoncé lundi un sénateur italien, Giacomo Stucchi. M. Stucchi, qui préside le comité parlementaire chargé de superviser les services secrets italiens, a indiqué que ceux-ci avaient joué un rôle-clé pour retrouver ce jihadiste tunisien connu sous le nom de Abu Nassim – de son vrai nom Moez Fezzani – qui commandait jusqu’à récemment les combattants de l’EI basés près du port de Sabratha (nord-ouest de la Libye). Après avoir vécu une bonne partie de sa jeunesse en Italie, où il était arrivé en 1989, Nassim avait combattu en Afghanistan et en Syrie, avant de s’établir en Libye en 2014, selon les services de renseignement. La Tunisie avait émis un mandat d’arrêt contre lui en relation avec l’attentat contre le musée du Bardo, en mars 2015 à Tunis, dans lequel 21 touristes et un policier avaient été tués.

La Turquie nomme un ambassadeur en Israël et acte la normalisation des relations (RFI)

C’est un pas de plus vers la normalisation des relations entre Israël et la Turquie. Ankara a annoncé ce mercredi 16 novembre avoir nommé un nouvel ambassadeur dans le pays, avec qui les tensions étaient vives depuis six ans.

La brouille remonte à 2010. Une flottille humanitaire se dirige alors vers la bande de Gaza. L’une des embarcations, un bateau turc, est prise d’assaut par les forces spéciales israéliennes, tuant dix militants turcs à bord.

Les ambassadeurs des deux pays sont rappelés, d’un côté comme de l’autre. Et ce n’est qu’en juin dernier qu’Ankara et Jérusalem décident de régler ce différend, après des discussions secrètes dans plusieurs pays tiers, notamment les Etats-Unis, soucieux de voir la Turquie, son allié dans l’Otan, renouer de bonnes relations avec Israël.

Ces discussions ont abouti à un accord dans lequel Israël s’engage à verser 20 millions de dollars de compensation et à présenter ses excuses pour le raid meurtrier. Les autorités israéliennes ont également permis à l’aide turque de parvenir à Gaza via le port israélien d’Ashdod.

Le nouvel ambassadeur Kemal Okem est un proche du Premier ministre turc Binali Yildirim dont il est jusqu’à maintenant conseiller aux Affaires étrangères.

Mardi 15 novembre, c’est Israël qui avait annoncé la nomination d’un ambassadeur en Turquie. Il s’agit d’Eitan Naeh, jusque-là chef de mission adjoint à l’ambassade israélienne à Londres.

Le ministre de l’économie russe mis en examen pour corruption et démis de ses fonctions (Le Monde)

Le ministre de l’économie russe, Alexeï Oulioukaïev, a été démis de ses fonctions mardi 15 novembre, après sa mise en examen pour « extorsion de pots-de-vin » et son assignation assigné à résidence, a annoncé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Il a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi au cours d’une opération menée par le Service fédéral de sécurité (FSB). Dans un communiqué, le principal organe d’investigation de la Fédération de Russie a expliqué qu’il s’agit de malversations à grande échelle. M. Oulioukaïev risque une peine de huit à quinze ans de prison.

D’après le comité d’enquête, le ministre, en poste depuis 2013, a reçu, lundi, 2 millions de dollars en échange de son approbation de l’acquisition par le géant pétrolier semi-public russe Rosneft du pétrolier Bachneft, intervenue en octobre. « M. Oulioukaïev a été pris la main dans le sac », a déclaré à l’agence de presse RIA Novosti Svetlana Petrenko, porte-parole de l’organe d’investigation : « Il s’agit d’une extorsion, accompagnée de menaces. »

L’Etat russe avait vendu, le 12 octobre, au groupe géant Rosneft, pour 5,2 milliards de dollars, le sixième producteur de pétrole du pays, Bachneft, installé dans la région du Bachkortostan, dans le sud de la Russie.

La Russie refuse la juridiction de la CPI (Russie politics)

Le 16 novembre, sur proposition du Ministère de la justice, avec l’accord de la Procuratura, du Ministère des affaires étrangères, de la Cour suprême et du Comité d’enquête, le Président russe a signé l’acte demandant au Ministère des affaires étrangères de signifier au Secrétaire général de l’ONU la décision de la Russie de ne pas être partie à la Cour Pénale Internationale.

Ces paroles interviennent après la publication le 14 novembre du rapport annuel de la CPI. Rapport dans lequel, en ce qui concerne l’Ukraine, elle occupe une position totalement partiale, que l’on peut sembler tirer non pas d’une enquête objective, mais d’une synthèse des articles du Monde. La Russie remet donc en cause et la politisation et l’efficacité de cet organe.

Le Statut de Rome, acte fondateur de la CPI, est le résultat de la Conférence de Rome du 17 juillet 1998. Le 13 septembre 2000, la Russie a signé ce traité, mais en raison du conflit en Tchétchénie, elle ne l’a pas alors ratifié. Elle attendait aussi que le terme d’agression soit juridiquement encadré, afin de comprendre l’étendue de ses obligations juridiques.

Vadim Troyan, ancien commandant du bataillon Azov, est nommé à la tête de la police ukrainienne

Khatia Dekanoidze, une réformiste géorgienne, a démissionné et a aussitôt été remplacée par Vadim Troyan, un proche du ministre de l’Intérieur.

Un an après son arrivée à la tête de la police ukrainienne, Khatia Dekanoidze, 39 ans, a démissionné lundi de son poste en dénonçant la corruption et le blocage des réformes qu’elle avait engagées.

En attendant la validation du cabinet des ministres, c’est son adjoint, Vadim Troyan, au profil extrême et inquiétant, qui va prendre la tête de la police, alors que cet ancien commandant du bataillon Azov a autrefois évolué dans la mouvance néonazie.

RD Congo : Joseph Kabila nomme Samy Badibanga au poste de Premier ministre dans le cadre de l’accord politique avec l’opposition (Jeune Afrique)

Quarante-huit heures après son discours sur l’état de la nation, Joseph Kabila a nommé ce jeudi Samy Badibanga au poste de Premier ministre. Ce dernier fait partie des opposants qui ont participé au dialogue politique à Kinshasa.

Sa nomination intervient deux jours après le discours sur l’état de la nation au cours duquel le président Joseph Kabila avait promis de désigner « incessamment » un Premier ministre. Soit 30 jours après la signature de l’accord politique du 18 octobre avec une frange de l’opposition.

En Inde, la démonétisation des billets provoque d’immenses files d’attente dans les banques (Reuters)

La décision du premier ministre indien Narendra Modi de retirer de la circulation les gros billets pour tenter d’enrayer l’évasion fiscale continue de provoquer des immenses files d’attente dans les banques.

Des millions d’Indiens se sont rendus samedi 12 novembre dans les établissements bancaires pour tenter d’échanger les billets de 500 et de 1 000 roupies (soit 6,50 euros et 13 euros), soudainement devenus inutilisables car démonétisés sur décision du gouvernement cette semaine, contre de petites coupures ou la nouvelle coupure de 2 000 roupies.

Le gouvernement a demandé mardi à la population de restituer les billets démonétisés d’ici au 30 décembre. M. Modi, qui entend s’en prendre à l’« argent noir » – terme qui concerne les transactions effectuées en dehors des circuits officiels et qui pourraient équivaloir à 20 % du produit intérieur brut – veut entre autres éliminer les billets de contrefaçon qu’utilisent, selon lui, des ennemis de l’Inde pour financer leurs actes de violence.

Les deux valeurs faciales retirées représentent plus de 80 % de la monnaie en circulation, et la période de transition laisse des millions de personnes sans argent liquide et menace de paralyser provisoirement une économie fortement dépendante des liquidités.

Colombie : le processus de paix relancé (AFP)

La guérilla des Farc et le gouvernement colombien ont signé un nouveau traité samedi à La Havane pour tenter de sauver la paix.

Le texte initial prévoyait que les Farc déposent les armes et deviennent un parti politique, mais le camp du « non » en Colombie, mené par l’ex-président Alvaro Uribe, prônait des sanctions plus sévères pour les ex-guérilleros.

Au total, selon Santos, 56 des 57 dispositions du premier accord ont été modifiées, mais aucun changement fondamental ne semble avoir été apporté à l’accord initial, selon les premiers éléments divulgués par le gouvernement. La participation politique des ex-guérilleros reste le seul volet inchangé. Il est maintenu que ces derniers ne recevront pas automatiquement de sièges au Congrès, mais ils pourront être candidats aux élections. Sur le thème polémique de la justice, le chef négociateur de la partie gouvernementale, Humberto de la Calle, a laissé entendre devant la presse que seraient conservées les dispositions prévoyant que les auteurs de crimes graves repentis évitent la prison.

Ivan Marquez, chef de la délégation des Farc qui a signé l’accord avec Humberto de la Calle, a assuré que ce traité « préservait la structure et l’esprit » du premier texte, mais que « le seul chemin que doit prendre le nouvel accord est son application ».

Les parties n’ont pas précisé si une consultation serait à nouveau organisée pour valider cet accord remanié et tourner enfin la page d’un conflit qui a fait officiellement 260 000 morts, près de 7 millions de déplacés et quelque 45 000 disparus.

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