Revue de presse (65)

France

Ce que révèle l’enquête sur le démantèlement de la cellule de Strasbourg (Le Monde)

Lors d’une conférence de presse, organisée vendredi 25 novembre, le procureur de la République de Paris, François Molins, est revenu sur ce dossier, alors que l’ensemble des gardes à vue des sept hommes interpellés en début de semaine entre Strasbourg et Marseille, ont été levées ou sont arrivées au terme du maximum légal autorisé.

A la suite de ces auditions, cinq hommes ont été mis en examen et écroués vendredi soir. Deux autres ont été relâchés mardi, a confirmé le procureur.

Alors que les premiers éléments de l’enquête tendaient à prouver que tous ces hommes ne se connaissaient pas, les saisies informatiques et cellulaires ont permis de montrer qu’ils étaient en contact très étroits depuis longtemps, en réseau fermé, sur une messagerie cryptée et une ligne téléphonique « dédiée ».

Les hommes interpellés à Strasbourg étaient par ailleurs tous des amis d’enfance. En revanche, ils n’avaient pas de « contacts direct » avec l’un des individus interpellé à Marseille, Hicham E., 26 ans. Ce Marocain, signalé au Portugal, son pays de résidence, pour radicalisation, a tenté au moins une fois de se rendre à la frontière turco-syrienne.

Le point commun entre ce dernier et les hommes de Strasbourg, était un commanditaire installé dans la zone irako-syrienne. Un homme dont l’une des kunyas ou « nom de code » est « Abu Ali », selon nos informations, un francophone qui aurait pu être présent aussi en Turquie.

Peu de temps avant leur arrestation, les deux returnees, Hicham M. et Yassin B., s’étaient vu transmettre les coordonnées GPS, par une application cryptée, d’une planque située dans la forêt de Montmorency, dans le Val-d’Oise. Une planque où ils auraient pu récupérer plusieurs kalachnikovs et des munitions.

Alors qu’un temps cette planque avait été évoquée comme un « piège » tendu par la DGSI, dans le cadre d’un travail d’infiltration mené en collaboration avec le service interministériel d’assistance technique (SIAT) – le service qui gère les agents infiltrés –, François Molins ne s’est pas exprimé sur cette méthode de travail.

Particularité du dossier, Hicham M. et Yassin B. n’avaient pas été repérés par les services de renseignements lors de leur aller-retour en Turquie. Ils sont partis ensemble mais par un itinéraire inhabituel. Ils auraient ainsi d’abord pris l’avion pour l’île de Chypre puis seraient entrés en Turquie par voie maritime, via le port de Mersin, alors que beaucoup d’aspirants au djihad ont longtemps utilisé l’avion directement pour Istanbul ou choisi la route. Sont-ils passés côté syrien ? L’enquête devra le déterminer. Leur aller-retour n’aurait en tout cas duré que quelques jours.

Les quatre Strasbourgeois ont presque tous largement dépassé la trentaine et sont originaires des quartiers populaires de la ville, notamment du Neuhof. Hicham M., 37 ans, est manutentionnaire et vivait chez ses parents, Yassin B. est agent périscolaire, Sami. B, 26 ans, franco-tunisien, travaille dans une épicerie et est père de trois enfants. Le quatrième, Zacharia M., 35 ans, est franco-marocain. Seuls deux d’entre eux ont un casier judiciaire, Sami B. et Hicham M., avec respectivement sept et six condamnations à leur actif.

La cible précise du projet d’attentat reste encore à déterminer. Il n’est pas certain qu’elle ait été très précise au moment des interpellations. Seule la date du passage à l’acte du commando de Strasbourg était relativement établie : le 1er décembre.

Pour le reste, il s’agit plutôt de déductions à partir du bornage téléphonique, et de la consultation des sites Internet et des recherches Google repérées dans les ordinateurs et les téléphone saisis : y figuraient notamment des lieux de culte, le siège de la DGSI ou le 36, quai des Orfèvres. Des adresses dans le 20arrondissement de Paris et des cibles militaires ont aussi été un moment envisagées, ainsi que des ordres donnés pour une action sur les Champs-Elysées.

Peu de temps avant leur arrestation, les deux returnees, Hicham M. et Yassin B., s’étaient vu transmettre les coordonnées GPS, par une application cryptée, d’une planque située dans la forêt de Montmorency, dans le Val-d’Oise. Une planque où ils auraient pu récupérer plusieurs kalachnikovs et des munitions.

Alors qu’un temps cette planque avait été évoquée comme un « piège » tendu par la DGSI, dans le cadre d’un travail d’infiltration mené en collaboration avec le service interministériel d’assistance technique (SIAT) – le service qui gère les agents infiltrés –, François Molins ne s’est pas exprimé sur cette méthode de travail.

Particularité du dossier, Hicham M. et Yassin B. n’avaient pas été repérés par les services de renseignements lors de leur aller-retour en Turquie. Ils sont partis ensemble mais par un itinéraire inhabituel. Ils auraient ainsi d’abord pris l’avion pour l’île de Chypre puis seraient entrés en Turquie par voie maritime, via le port de Mersin, alors que beaucoup d’aspirants au djihad ont longtemps utilisé l’avion directement pour Istanbul ou choisi la route. Sont-ils passés côté syrien ? L’enquête devra le déterminer. Leur aller-retour n’aurait en tout cas duré que quelques jours.

Le démantèlement dans la nuit du 19 au 20 novembre de la cellule terroriste présumée fait suite à des investigations qui ont débuté en février et avaient conduit à une première série de cinq arrestations en juin, quelques jours après le début de l’Euro de football et au lendemain de l’assassinat d’un policier et de sa compagne à Magnanville (Yvelines).

A l’époque, on avait seulement pu établir que les individus visés réalisaient de nombreux prêts à la consommation suspects et qu’ils étaient en lien avec un commanditaire installé en Syrie. Ces cinq hommes étaient originaires de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Paris. Trois ont été relâchés sans poursuites, mais deux d’entre eux ont été mis en examen et placés en détention provisoire : un homme de 38 ans originaire de Moselle, et un autre de 40 ans, un Franco-Malien né à Paris.

Des investigations sont encore en cours, les dossiers sont encore séparés sur le plan judiciaire, mais cette première vague correspondrait au volet « financier » du projet d’attentat finalement « déjoué » ce week-end.

Washington soupçonne un Franco-Marocain d’avoir planifié les attentats de Paris (Le Figaro)

Abdelilah Himich, ancien militaire devenu membre de l’État islamique, aurait rejoint la Syrie depuis Lunel, dans l’Hérault. Il aurait dirigé un bataillon comptant dans ses rangs jusqu’à 300 hommes. Les États-Unis l’ont inscrit sur leur liste noire de «terroristes internationaux».Les États-Unis ont inscrit mardi sur leur liste noire de «terroristes internationaux» un Franco-Marocain, ancien de la Légion étrangère, qu’ils soupçonnent d’avoir planifié les attentats de Paris et de Bruxelles même s’il n’apparaît pas dans l’enquête française sur le 13 novembre 2015. Abdelilah Himich, surnommé «Abdel le légionnaire» ou «Abu Sulayman al-Faransi», est né en novembre 1989 au Maroc, a grandi à Lunel, commune près de Montpellier dans le sud de la France, ville marquée à partir de 2013 par le départ vers la Syrie d’une vingtaine de jeunes.En outre, le centre français d’analyse du terrorisme (CAT) et une source proche du dossier en France rapportent que Abdelilah Himich «a fait son service militaire dans la Légion étrangère française pendant deux ans, période durant laquelle il a servi en Afghanistan». Son parcours dans l’armée, à partir de 2008, expliquerait son «ascension rapide au sein de l’État islamique», estime le CAT. Mais les autorités américaines vont plus loin et évoquent son rôle présumé dans les attaques de Paris et de Saint-Denis le 13 novembre 2015 (130 morts) et dans celles de Bruxelles le 22 mars dernier (32 morts) revendiquées par le groupe djihadiste.

Himich «a, selon des informations, été impliqué dans la planification des attentats», affirme un communiqué du département d’État, sans toutefois fournir davantage de détails sur la participation précise du Franco-Marocain aux attaques terroristes en Europe. D’autant que, à ce stade, il n’y a pas d’éléments sur Himich dans l’enquête judiciaire conduite par des juges antiterroristes à Paris sur les attentats du 13 novembre 2015.

Son nom apparaît en revanche dans l’enquête ouverte en novembre 2013 sur les départs des jeunes djihadistes de Lunel. «Himich a eu un rôle assez important au sein de cette filière, surtout sur place en Syrie, où il aurait été à la tête du groupe des jeunes de Lunel», a expliqué la source proche du dossier en France. Dans le cadre de cette enquête sur la filière de Lunel, Himich fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Parallèlement au dossier Himich, le département d’État et le Trésor ont aussi inscrit sur cette même liste de «terroristes internationaux» Abdullah Ahmed al-Meshedani, un Irakien membre de l’EI chargé de l’accueil de «combattants terroristes étrangers» et de «l’acheminement de candidats aux attentats suicide», et Basil Hassan, accusé d’avoir tiré en février 2013 sur le polémiste danois critique de l’islam, Lars Hedegaard.

Hollande et le secret défense : une enquête ouverte pour « compromission de la défense nationale » (France info)

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « compromission de la défense nationale », lundi 21 novembre, après la publication par Le Monde d’un document classifié sur des frappes françaises en Syrie, selon les informations de Libération confirmées par une source judiciaire à franceinfo.

Ce document, obtenu par les auteurs du livre Un président ne devrait pas dire ça ! a été partiellement reproduit, le 24 août, dans un article du Monde. Il détaille l’un des raids prévus par la France en Syrie en 2013, dans le cadre de sa participation à la coalition internationale. Les horaires des frappes, le nombre et le type de missiles : tout est précisé.

Les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet racontent avoir obtenu une copie du document estampillé « confidentiel défense » après l’avoir vu, en 2013, sur le bureau de François Hollande, pendant une interview. Ils ne précisent pas comment ils ont mis la main sur le document, ni quel rôle François Hollande a pu jouer.

« Il y a tous les éléments d’une affaire d’Etat », avait estimé le député des Républicains Eric Ciotti, après la publication de l’article du Monde. L’élu a saisi, le 7 novembre, le procureur de Paris, François Molins, « qui a donc jugé recevable cette requête », selon Libération.

Un pacte de corruption se dessine derrière les valises libyennes de Takieddine (Mediapart)

Mediapart publie quatre documents qui prouvent que Nicolas Sarkozy et ses proches se sont employés, entre 2005 et 2009, à sauver la mise judiciaire au dignitaire libyen Abdallah Senoussi dans l’affaire de l’attentat du DC10 d’UTA. Senoussi est aujourd’hui soupçonné d’avoir fait remettre 5 millions d’euros en cash à Sarkozy et Guéant, par l’intermédiaire de Ziad Takieddine, avant la présidentielle de 2007.

Migrants de Calais : une prime exceptionnelle de 2.500 euros pour inciter au retour dans leur pays (France 3)

Le gouvernement a temporairement décidé « de porter à 2.500 euros le montant maximum d’aide au retour » pour les étrangers (hors Union européenne ou pays dispensé de visas) acceptant de rentrer volontairement dans leur pays, a indiqué Didier Leschi, le directeur général de l’Ofii (Office français d’immigration et d’intégration).

Cela représente une augmentation conséquente du dispositif en vigueur, puisque l’allocation de base de 650 euros, qui avait déjà été augmentée une première fois de 350 euros en octobre, est désormais majorée de 1.850 euros, précise un arrêté du ministère de l’Intérieur daté de début novembre. Il s’agit toutefois d’une action ponctuelle, concernant uniquement le demandes faites « avant le 31 décembre », selon le texte.

Dans le sillage du démantèlement du bidonville calaisien, l’idée est d’« augmenter significativement le nombre de départs volontaires aidés », a précisé M. Leschi, notamment pour les quelque 7.000 migrants évacués de la « Jungle » et logés en Centres d’accueil et d’orientation (CAO). Les candidats au retour pourront en outre, selon les pays, bénéficier d’une aide de l’Ofii à leur arrivée (à la réinsertion sociale, par l’emploi et par la création d’entreprise) et ce « jusqu’à un montant de 10.000 euros ». « Selon les pays, cela peut les aider à monter une petite entreprise », a assuré M. Leschi, en précisant que la réinsertion se faisait sur place avec l’accompagnement d’un opérateur « pendant 12 mois ».


Union Européenne

Le Parlement européen n’enverra pas le CETA devant la justice (Euractiv)

Le Parlement européen a largement rejeté une motion initiée par 89 eurodéputés réclamant l’avis de la Cour de justice européenne sur la légalité du CETA. Une demande qui aurait retardé l’entrée en vigueur de l’accord commercial.

La proposition introduite par 89 eurodéputés a été rejetée par 419 eurodéputés le 23 novembre lors d’un vote à Strasbourg, contre 258 pour et 22 abstentions. La commission commerce du Parlement européen devra à présent s’exprimer sur l’accord le 5 décembre et espère un vote en séance plénière avant Noël.

Le meurtrier de la députée britannique Jo Cox condamné à la prison à vie (AFP)

Il a décidé de ne pas s’exprimer pour sa défense. Accusé d’avoir assassiné de trois coups de feu et quinze coups de couteau le 16 juin la députée travailliste Jo Cox, Thomas Mair a finalement été reconnu coupable ce mercredi. L’attaque s’était déroulée en pleine rue alors que la victime, âgée de 41 ans, se rendait à une permanence auprès de ses administrés, dans sa circonscription du Yorkshire, une semaine avant le référendum sur le Brexit.

Thomas Mair, qui avait plaidé non coupable, a été condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération anticipée. Une «peine très rare», selon un porte-parole du parquet de LondresLe procureur Richard Whittam avait conclu son exposition des faits mardi devant un jury populaire. Il s’était attaché à démontrer les circonstances d’«un meurtre préparé et prémédité pour des raisons politiques et/ou idéologiques». Quelques minutes après l’attaque, commise en plein jour dans le bourg de Birstall, Mair était interpellé par une patrouille de policiers, un gros sac à la main. «C’est moi», leur aurait-il dit en se laissant arrêter. «Je suis un militant politique», aurait-il ajouté. Des propos rapportés à la barre par les agents Craig Nicholls et Jonathan Wright, contestés par l’avocat du prévenu.

Dans le sac, figurait le fusil .22 long rifle à canon scié utilisé pour le meurtre, 24 balles, un poignard et un petit couteau. Y fut trouvé aussi un prospectus de la campagne du référendum sur le Brexit. Plusieurs témoins ont entendu Mair crier «Britain first» (la Grande-Bretagne d’abord), «Keep Britain independent» (maintenez l’indépendance de la Grande-Bretagne) durant l’attaque.

Lors de sa première comparution devant un juge, il avait lancé: «Mon nom est mort aux traitres, liberté pour la Grande-Bretagne». Refusant de coopérer avec la police, il n’est depuis plus sorti de son mutisme, à part pour confirmer par un simple «oui» son identité le premier jour du procès.

La veille du meurtre, ce jardinier sans emploi fixe s’était tranquillement rendu à la bibliothèque de Birstall, devant laquelle il allait tuer la députée. Sur un ordinateur, il a fait des recherches sur Jo Cox et consulté une page d’un site Internet intitulée «est-ce qu’un tir de .22 long rifle dans la tête suffit à tuer un humain?» Il s’est renseigné sur les horaires de la permanence de l’élue le lendemain dans cette même bibliothèque municipale. Il a également passé des heures à consulter des sites évoquant les Waffen SS, le Ku Klux Klan et d’autres organisations suprémacistes blanches.

Chez celui que des voisins ont décrit comme un solitaire sans histoires, résident du village de Birstall, la police a trouvé de la littérature néo-nazie, des livres sur la sélection des races, l’holocauste, l’armée allemande, les théories de la conspiration, et un article sur le terroriste d’extrême droite norvégien Anders Breivik. Sur une étagère au-dessus de son lit, trônait la sculpture d’un aigle du IIIe Reich ornée d’une croix gammée.

Turquie : Erdogan menace d’ouvrir les frontières aux migrants vers l’Europe (AFP)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé ce vendredi d’ouvrir les frontières pour laisser passer les migrants voulant se rendre en Europe, au lendemain d’un vote du Parlement européen demandant le gel des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE.

« Ecoutez-moi bien. Si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront, mettez-vous ça dans la tête », a-t-il déclaré lors d’un discours à Istanbul. Ankara et Bruxelles ont conclu en mars dernier un pacte qui a permis d’endiguer le flux de réfugiés vers les îles grecques.


Monde – Géopolitique

Qui est derrière la frappe contre une cellule jihadiste dans le sud de la Libye ? (Libération)

Sept personnes ont été tuées dans le Sud de la Libye, le 14 novembre, dans un bombardement aérien. Paris nie en être à l’origine. Pourtant, des Rafale français semblent impliqués.

D’où est venue la bombe qui s’est abattue sur Al Qarda al-Shati, à 70 km au nord de Sebha, dans la nuit du 14 au 15 novembre ? Lâchée depuis le ciel, elle a détruit deux habitations dans cette petite ville du Sud libyen. Sept personnes ont été tuées. Qui était visé, et qui a tiré ? L’aviation américaine, qui aide les forces alliées du gouvernement à Syrte, contre l’Etat islamique, a démenti avoir mené cette opération. L’armée française, dont les forces spéciales prêtent main-forte au général Haftar à Benghazi, dans l’est du pays, a également nié être à l’origine de la frappe. Pourtant, plusieurs indices pointent bien vers Paris, selon deux sources au fait des questions militaires.

Ce soir-là, un avion ravitailleur C-135 FR a été repéré à proximité des côtes libyennes par un spécialiste des questions de défense aérienne, Babak Taghvaee, qui travaille régulièrement pour des magazines britanniques. L’avion volait en cercle et est descendu à une altitude (24000 pieds) qui suggère qu’il était en train de ravitailler d’autres aéronefs. Deux voix de pilotes français auraient par ailleurs été captées par les grandes oreilles qui écoutaient le ciel libyen cette nuit-là. Pour le journaliste spécialisé, contacté par Libération, «cela ne peut pas être une coïncidence». «Quand les photos des maisons détruites ont été publiées sur Facebook, j’ai analysé les dégâts. La frappe était précise et parfaite, les dommages étaient bien plus puissants que ce peut faire un drone, poursuit-il. C’était le travail d’avions Rafale.»

967484-la-situation-en-libye-au-22-novembre-2016-carte-big

Tunis reconnaît la présence de drones américains à la frontière libyenne (RFI)

Officiellement, « 70 soldats américains » sont actuellement en train de former des militaires Tunisiens, mais aussi « de commander des drones ». Des précisions fournies par Béji Caïd Essebsi, le président de la République, qui vient donc confirmer une rumeur qui circulait depuis des mois. Des drones du renseignement américain qui décollent du sol tunisien ? « Un secret de polichinelle ! », s’amusent certains diplomates.

Pourtant, les autorités tunisiennes s’échinaient à démentir l’information du Washington Post, parue fin octobre. Selon ce journal américain, les Etats-Unis avaient « secrètement étendu leur réseau mondial de bases de drones à l’Afrique du Nord », dont la Tunisie, « pour mener des missions espionnes en Libye voisine ».

Avec ces révélations, Béji Caïd Essebsi risque donc de relancer la polémique autour de la « souveraineté nationale ». Mais le président reste prudent : il ne précise pas de quelles bases militaires décollent ces drones américains. Des drones, qui, à la demande des autorités tunisiennes, ne sont pas armés. Mais selon le président, cette mesure est nécessaire pour « éviter des infiltrations et des attaques de jihadistes ».

Irak : L’Etat islamique revendique l’attentat antichiite qui a fait 70 morts (AFP)

L’organisation jihadiste Etat islamique a revendiqué l’attentat au camion piégé contre des pèlerins chiites qui a fait au moins 70 morts en Irak jeudi, selon le centre américain de surveillance des sites jihadistes SITE.

Dans un communiqué cité par SITE, l’organisation extrémiste sunnite affirme qu’un kamikaze « a fait exploser son véhicule au coeur du groupe (de pèlerins), faisant plus de 200 morts et blessés, dont des Iraniens ».

La Turquie émet un mandat d’arrêt contre le leader kurde syrien Salih Muslim (AFP)

La Turquie a émis mardi un mandat d’arrêt contre le leader kurde syrien Saleh Muslim, dont les forces combattent le groupe Etat islamique avec l’appui des Etats-Unis, a rapporté l’agence progouvernementale Anadolu.La justice turque a demandé l’arrestation de 48 personnes au total, en lien avec un attentat commis à Ankara en février dernier, dont les leaders du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes turcs), une organisation classée «terroriste» par la Turquie.Saleh Muslim, coprésident du Parti de l’Union démocratique (PYD, kurdes Syriens), et trois hauts dirigeants du PKK, Cemil Bayik, Murat Karayilan et Fehman Hüseyin, sont notamment visés par ces mandats d’arrêt.Les mandats d’arrêt ont été délivrés en lien avec un attentat à la voiture piégée contre un convoi de l’armée qui avait fait une trentaine de morts le 17 février à Ankara. L’attaque a été revendiquée par un groupe dissident du PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK). Cependant, le gouvernement turc a affirmé que l’attentat avait été planifié conjointement par le PKK et les YPG. Le chef du PYD, Saleh Muslim, et un des responsables du PKK, Cemil Bayik, ont nié ces accusations.

Vers un déploiement permanent de missiles Iskander dans l’enclave russe de Kaliningrad ? (Zone militaire)

Le bouclier anti-missile de l’Otan justifie, aux yeux de Viktor Ozerov, le président de la commission de Défense de la chambre haute du Parlement russe, le déploiement de système de défense aérienne S-400 et de missiles balistiques Iskander à Kaliningrad.

Selon lui, il s’agit de la « réponse contrainte » de la Russie à l’installation, en Europe de l’est, de la défense antimissile de l’Otan, largement dépendante des moyens américains.

« Comme mesures de riposte à ces menaces, nous aurons à déployer des forces supplémentaires. Ce renforcement comprend le déploiement de système S-400 et de missiles Iskander à Kaliningrad », a en effet déclaré, le 21 novembre, M. Ozerov, dont les propos ont été rapportés par l’agence officielle Ria.

Le président Vladimir Poutine a quant à lui justifié ce renforcement de la présence militaire russe à Kaliningrad par les mesures de « réassurance » de l’Otan prises en faveur des pays baltes et de la Pologne. « Pourquoi réagissons-nous avec autant d’émotion à l’expansion de l’Otan? (Parce que) nous sommes inquiets par les prises de décision de l’Otan », a-t-il affirmé.

Moscou accuse Kiev de l’enlèvement de deux soldats en Crimée (RFI)

Les services de sécurité ukrainiens ont diffusé une vidéo dans laquelle un homme, le visage manifestement tuméfié, indique avoir signé un contrat avec l’armée russe après 2014, et reconnaît avoir trahi son serment de fidélité à l’Ukraine. C’est l’un des deux soldats enlevés à la frontière entre l’Ukraine et la Crimée par les services de sécurité ukrainiens. Sur une autre vidéo, on voit les deux hommes à la frontière, en train de téléphoner au milieu des véhicules, quand d’autres hommes se précipitent sur eux pour les saisir.

D’après l’agence russe Tass, les deux hommes sont des contractuels de l’armée russe, qui avaient contacté des Ukrainiens, pour acheter des diplômes leur permettant d’obtenir une meilleure situation au sein de l’armée russe. Mais les deux contractuels ont été piégés. L’Ukraine les accuse de désertion et de haute trahison.

Le ministère russe de la Défense ainsi que celui des Affaires étrangères considèrent qu’il s’agit d’une provocation des services spéciaux ukrainiens à l’encontre de citoyens russes, et exige leur retour immédiat en Russie. Interrogé sur la possibilité d’un échange avec des Ukrainiens détenus en Russie, le porte-parole du Kremlin a déclaré que ce n’était pas à l’ordre du jour. Mais cette action ressemble bien à une réponse des autorités ukrainiennes aux arrestations effectuées en Crimée ces derniers mois par les autorités russes.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s