Revue de presse (68)

France

Deux jihadistes impliqués dans les attentats de Paris ont été tués par la coalition anti-EI en Syrie (Zone militaire)

Après Abou Mohammed Al-Adnani, le chef des opérations extérieures de l’État islamique (EI ou Daesh) et Boubaker El Hakim, responsable d’une unité dont la seule vocation est de frapper la France, trois autres jihadistes ont été tués lors d’une frappe aérienne effectuée le 4 décembre dernier, à Raqqa (Syrie) par la coalition dirigée par les États-Unis.

Selon un communiqué du Pentagone, ces trois jihadistes étaient « directement impliqués dans des attentats extérieurs (à la Syrie) et dans le recrutement de combattants étrangers. » Et, assure la même source, deux d’entre-eux, à savoir Salah Gourmat, dont on avait perdu la trace depuis mars 2014, et Sammy Djedou, un ressortissant belge parti en Syrie en 2013, ont « aidé la préparation des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. »

Le troisième jihadiste « neutralisé », Walid Haman, originaire de Trappes (Yvelines) avait été condamné par contumace à 5 ans de prison à l’issue du procès de la cellule terroriste démantelée en janvier 2015 à Verviers (Belgique). À la même époque, il avait été arrêté en Grèce, puis relâché à cause d’une erreur d’identification. Depuis, il était introuvable.

Attentat de Nice : 11 arrestations dans le volet « armes » de l’enquête (LCI)

11 personnes ont été arrêtées depuis vendredi par les policiers. Ce coup de filet a commencé vendredi avec l’interpellation à Nantes d’une personne. Et s’est poursuivi ce lundi avec 10 autres arrestations à Nice.

Selon nos informations, cette opération a été menée sur le « volet arme » de l’enquête par la sous-direction anti-terroriste (Sdat) de la police judiciaire. Plusieurs individus sont issus de la communauté albanaise. A priori, ils n’avaient pas connaissance du projet d’attentat. Mais ils seraient liés de près ou de loin aux armes retrouvées au cours de l’enquête, notamment une kalachnikov saisie en perquisition dans un garage.

Dans cette affaire, un couple d’Albanais est déjà en détention provisoire, soupçonné d’avoir fourni le pistolet que Lahouaiej-Bouhlel avait exhibé lors de l’attentat au camion. Artan H. et Enkelejda Z., deux Albanais auraient, selon les policiers, remis cette arme à Ramzi A., cocaïnomane, lui aussi mis en examen pour avoir, entre autre, joué le rôle d’intermédiaire de fournisseur d’arme.


Union Européenne

«L’euro est une erreur» selon le prix Nobel d’économie Oliver Hart (RT)

Selon le prix Nobel d’économie britannique Oliver Hart, l’Union européenne devrait s’engager d’urgence dans un processus de décentralisation et rétrocéder du pouvoir en matière de politique monétaire aux Etats membres. Bruxelles «est allé trop loin», a-t-il estimé sur le site internet Euractiv. Si l’Union européenne fait marche arrière, elle «pourrait survivre voire prospérer», avant d’ajouter : «Sinon, c’est la faillite».

A l’appui de son diagnostic, Oliver Hart, nobel d’économie 2016 en même temps que le Finlandais Bengt Holmstrom, fait valoir que les Etats européens ne sont pas «suffisamment homogènes» pour que l’Eurozone soit considéré comme une entité économique. Une politique monétaire unique ne peut donc satisfaire aux impératifs de chacun des pays. Selon l’économiste et professeur à l’université d’Harvard, qui rappelle qu’il n’a pas changé d’avis depuis la création même de l’euro, la monnaie unique est défectueuse depuis sa naissance et ne peut que s’effondrer, sauf à en changer radicalement la structure.

Aussi, pour l’économiste, l’abandon de la monnaie unique «ne serait pas une mauvaise chose du tout», ajoutant que les Britanniques avaient été bien avisés de rester en dehors de l’euro.

Traité d’association UE-Ukraine : les Pays-Bas décrochent des garanties (Le Monde)

Le compromis négocié entre les Vingt-Huit doit permettre la ratification par les parlementaires néerlandais de l’accord avec Kiev, en dépit de son rejet par référendum au printemps.

Les Pays-Bas pourraient finir par ratifier le traité d’association entre l’Union européenne (UE) et l’Ukraine, bloqué à la suite du référendum organisé au mois d’avril, et qui avait vu 61 % des électeurs néerlandais s’opposer à ce projet, par ailleurs approuvé par les 27 autres pays membres de l’Union.

Un texte longuement débattu, à Bruxelles, entre les « sherpas » des Etats membres, qui offrirait désormais des garanties suffisantes pour permettre au gouvernement de Mark Rutte d’obtenir l’approbation des deux assemblées parlementaires à La Haye. Le tout, à la veille d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, jeudi 14 et vendredi 15 décembre, qui veut épargner à l’Europe un nouvel échec retentissant.

Le texte, peaufiné par les ambassadeurs auprès de l’Union européenne, et qui comporte un important volet commercial et une partie politique, est une déclaration interprétative, juridiquement contraignante, censée répondre à toutes les inquiétudes des Pays-Bas sans réformer totalement le texte initial.

Les Ukrainiens voyageront en Europe sans visa (Euractiv)

Jeudi, le président ukrainien Petro Porochenko a salué un accord trouvé dans la nuit entre le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen, qui ouvre la voie à une libéralisation du régime de visas pour les 45 millions d’Ukrainiens et 5 millions de Géorgiens. L’aboutissement de longs efforts, selon le commissaire à la Politique de voisinage de l’UE Johannes Hahn.

Les lobbyistes pèsent de tout leur poids sur le TiSA (Euractiv)

Selon un rapport de LobbyControl, les entreprises influencent énormément les négociations de l’accord sur le commerce des services et ont l’oreille de la Commission.

Dans 89 % des rencontres réalisées pour les négociations, des membres de la DG commerce se sont entretenus avec des représentants de l’industrie, qui veulent moins de règles et moins d’obstacles aux services à l’étranger. « Notre analyse des rencontres avec les lobbys dans le cadre du TiSA montre que les intérêts des entreprises sont une priorité essentielle pour la Commission européenne », explique Max Bank, le spécialiste des politiques commerciales de LobbyControl.

Si la Commission a lancé des consultations publiques, l’organisme insiste que celles-ci sont également dominée par les entreprises. Entamé en décembre 2014, les six « dialogues avec la société civile » qui ont eu lieu à ce jour impliquaient en réalité au moins 63 % de lobbyistes des entreprises.

Grèce : Tsípras vote des mesures sociales, la zone euro se fâche (Libération)

L’Eurogroupe a annoncé ce mercredi que le minuscule allégement de dette accordé au pays était suspendu après la décision du gouvernement grec d’octroyer, grâce à un excédent budgétaire au-dessus des objectifs, une hausse des pensions pour les retraités modestes.

Le principe du geste avait été décidé en mai. Il ne manquait plus qu’à parapher les documents pour que, enfin, la Grèce bénéficie d’un allégement de sa dette. Ce fut chose faite il y a à peine plus d’une semaine, le 5 décembre lorsque le Mécanisme européen de stabilité (MES) chargé de la mise en œuvre de cet allégement en annonçait les modalités. En réalité, beaucoup de bruit pour trois rien puisque l’allégement n’a d’allégement que le nom. En euros sonnants et trébuchants, Athènes se voyait réduire son ardoise extérieure que de quelque 300 millions d’euros. Une goutte d’eau si on les compare aux 320 milliards de dette grecque. Les mesures prévoyaient de ne pas déclencher la hausse automatique en 2017 des taux d’intérêt sur les prêts contractés par la Grèce et aussi l’allongement des délais de remboursement.

C’en est fini de cette toute petite magnanimité des créanciers de la Grèce. Ce mercredi, Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe (qui réunit les ministres des Finances de la zone euro) a décidé de suspendre cette mesure. Une annonce en forme de sanction contre la décision du Premier ministre grec, Aléxis Tsípras. «Les actions du gouvernement grec ne sont pas en ligne avec nos accords», selon «quelques Etats membres», écrit ce mercredi dans un communiqué l’Eurogroupe. L’Allemagne avait clairement fait savoir que ces «mesures unilatérales» prises par Athènes n’étaient pas acceptables.

Quel est donc le manquement de Tsípras ? De ne pas avoir respecté la mise sous tutelle des dépenses budgétaires. Depuis que le pays est sous perfusion financière du Fonds monétaire international (FMI) et des pays de la zone euro, toutes les décisions budgétaires doivent avoir la «bénédiction» des créanciers d’Athènes. Or, le Premier ministre grec a eu l’outrecuidance de consacrer 600 millions d’euros pour soutenir les pensions des petites retraites et de geler une hausse du taux de TVA initialement prévue avec les bailleurs de fonds du pays. La hausse des pensions devait représenter entre 300 et 830 euros par an pour les 1,6 million de Grecs qui touchent moins de 850 euros mensuels.

Quant au report de la hausse de la TVA sur les îles de l’est égéen, où s’entassent actuellement plus de 16 000 migrants et réfugiés, le même Tsípras avait souligné que ces mesures étaient d’autant plus faisables que le pays a réussi à dégager cette année un excédent budgétaire primaire (une fois remboursée la charge de la dette) d’environ 1,1% du PIB, soit très au-dessus de l’objectif de 0,75% fixé avec les créanciers européens. Mais mercredi, les institutions que sont le FMI, la Commission européenne, la BCE et le Mécanisme européen de stabilité (MES) se sont rappelées au bon souvenir d’Aléxis Tsípras, qui avait imaginé qu’il pourrait utiliser à son goût ce surplus budgétaire acquis par un violent tour de vis des dépenses publiques. La conséquence est rude pour la Grèce, dont la dette atteint environ 180% de son PIB.

Italie : Paolo Gentiloni succède à Matteo Renzi (Toute l’Europe)

Dimanche 11 décembre, Sergio Mattarella, président de la République italienne, a officialisé le choix de Paolo Gentiloni, jusqu’ici ministre des Affaires étrangères, pour succéder à Matteo Renzi au poste de Premier ministre. M. Gentiloni, poids lourd du Parti démocrate et apprécié à l’international, aura pour lourdes tâches d’harmoniser la loi électorale italienne, de « sauver » la banque Monte dei Paschi menacée de faillite, et de représenter son pays lors du prochain sommet du G7 – qui doit se tenir en Sicile en mai – ainsi qu’au Conseil de sécurité de l’ONU.

A la suite du « non » au référendum portant sur la réforme constitutionnelle et de la démission de Matteo Renzi, la nomination d’un nouveau chef de gouvernement était ardemment attendue en Italie. Sergio Mattarella, président de la République, avait d’emblée exclu la possibilité de convoquer d’immédiates élections législatives, comme le réclamait le Mouvement 5 étoiles (M5S), parti contestataire, arguant que le pays « avait au contraire besoin au plus vite d’un gouvernement ‘dans la plénitude de ses fonctions » [Le Monde].

OMC : la Chine porte plainte contre l’Union européenne et les Etats-Unis (Toute l’Europe)

Les tensions commerciales entre l’Union européenne et la Chine ne vont pas en s’améliorant. Hier, cette dernière a fait savoir qu’elle avait saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre l’UE et les Etats-Unis, ces derniers lui ayant refusé le statut d’économie de marché. Et pour cause : un tel changement limiterait la capacité pour l’Europe de taxer les exportations chinoises.

Pékin entend mettre fin à la méthode dite de substitution appliquée par l’UE et les Etats-Unis à l’égard de la Chine. « Le dumping, dont la Chine est régulièrement accusée, consiste à vendre en-dessous du prix du marché domestique. Parce que les prix sur le marché chinois sont considérés comme artificiellement bas, l’Union européenne et les États-Unis utilisent le système dit du ‘pays de substitution’, avec comme référence pour le calcul du dumping les prix d’un pays comparable. Ce qui permet de réajuster les pénalités à la hausse« , détaille L’Express (avec l’AFP).

La méthode de substitution permet à l’UE de doubler les pénalités applicables, ce qui lui permet de protéger certains pans de son industrie, lit-on dans l’hebdomadaire. De même pour les Etats-Unis, qui appliquent des taxes pouvant dépasser les 200% sur les exportations chinoises.

Mali : coopération renforcée avec l’Union européenne pour favoriser le retour des migrants (Jeune Afrique)

L’Union européenne (UE) et le Mali ont déclaré dans un communiqué commun dimanche 11 décembre vouloir lutter contre « les causes profondes de la migration irrégulière » et « favoriser le retour des migrants maliens depuis l’Europe ».

Répondant à l’invitation de son homologue malien Abdoulaye Diop, cette visite menée par Bert Koenders au nom de la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères Federica Mogherini s’inscrit dans le cadre du plan d’action adopté entre États européens et africains au sommet de La Valette (Malte) sur l’immigration en novembre 2015, a-t-il rappelé. L’UE avait alors décidé d’apporter une aide financière de 1,8 milliards d’euros au continent africain pour endiguer les flux de migrants.

La collaboration renforcée entre l’UE et le Mali évoquée dans le communiqué commun comprend des initiatives pour aider les jeunes au travail, le renforcement des capacités des services de sécurité maliens et une meilleure collaboration avec les pays voisins « pour lutter contre les réseaux de trafiquants d’êtres humains et améliorer le contrôle des frontières ». Au total, neuf projets d’un montant de 145,1 millions d’euros ont été adoptés en ce sens.

Par ailleurs, « des fonctionnaires maliens se rendront dans les pays membres de l’UE pour aider à déterminer l’identité des migrants, afin d’accélérer leur retour », précise le communiqué, évoquant leur « réadmission et réintégration ». Outre le Mali, l’UE cherche également à négocier des accords favorisant le retour des migrants en échange du renforcement de la coopération économique avec l’Éthiopie, le Niger, le Nigeria et le Sénégal.

Bruxelles rassure Washington et Ottawa sur les perturbateurs endocriniens (Euractiv)

La Commission européenne estime que sa proposition législative sur les pesticides répond aux inquiétudes du Canada et des États-Unis concernant l’interdiction possible d’exportation de produits exposés à des perturbateurs endocriniens.

le Canada et les États-Unis ont fait pression sur l’UE en ce qui concerne sa méthode d’évaluation du risque pour les perturbateurs endocriniens, des produits chimiques notamment présents dans les pesticides et certains plastiques et dangereux pour la santé humaine.

Les critères de définition et d’évaluation des perturbateurs endocriniens ont entrainé un débat houleux en Europe. En général, l’UE préfère appliquer le principe de précaution que les méthodes d’évaluation du risque utilisée dans d’autres pays. Selon le principe de précaution, les substances sont évaluées en fonction de leur dangerosité potentielle. En cas de risque, des mesures de restriction sont imposées, comme l’interdiction d’exportation d’aliments exposés vers l’UE.

Les États-Unis ont déclaré que tous les États représentés lors de la réunion du 13 juillet étaient inquiets des critères d’évaluation des perturbateurs endocriniens utilisés par l’UE, en raison de « leur impact sur la tolérance à l’importation ».

L’ambassadeur canadien a pour sa part estimé que « l’UE se distanciait d’une évaluation scientifique du risque, en contradiction » avec les accords de l’Organisation mondiale du commerce.

L’approche choisie a donc des conséquences sur les accords de libre-échange que l’UE négocie. Pour l’obtention d’un accord supprimant les droits de douane, les parties prenantes peuvent considérer leurs normes sanitaires et environnementales respectives comme équivalentes.

Cette « coopération réglementaire » permet la suppression des obstacles au commerce, mais a été accusée par la société civile et certaines personnalités politiques d’affaiblir la protection des citoyens. La Commission réfute systématiques ces allégations.

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