Élections présidentielles – archives INA

1962 : un référendum initié par le général de Gaulle offre aux citoyens français la possibilité d’élire au suffrage universel le plus haut personnage de la République : son Président. Auparavant, cette responsabilité incombait à un collège de « grands électeurs ». Ce fut le cas pour la première élection de la Ve République, en 1958. Sous la IVe République, seuls deux présidents avaient été élus, en 1947 et 1953, par le Parlement réuni en Congrès.

Tous les 7 ans de 1965 à 2002, puis tous les 5 ans depuis 2002, ce grand rendez-vous des citoyens français avec l’univers de la politique a suscité intérêt, passion, échanges… Les campagnes électorales ont apporté leur lot de coups d’éclats, de petites phrases, de déclarations, de duels, de débats. Elles ont aussi amené sur le devant de la scène médiatique les nombreux candidats qui ont brigué le mandat présidentiel. Certains n’ont brillé que l’espace d’un scrutin, d’autres ont traversé le paysage politique durant plusieurs décennies.

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INA | Elections présidentielles 1965

INA | Elections présidentielles 1969

INA | Elections présidentielles 1974

INA | Elections présidentielles 1981

INA | Elections présidentielles 1988

INA | Elections présidentielles 1995

INA | Elections présidentielles 2002

INA | Elections présidentielles 2007

2005 : quand les Français ont dit non à l’Europe

Le 24 juin 2016, les Britanniques ont dit non à l’Europe. Si la Grande-Bretagne est le premier pays à quitter l’Union européenne, il n’est pas le premier à la sanctionner.

Rappelez-vous, il y a 12 ans, le 29 mai 2005, les Français eux aussi ont voté la défiance en disant non au traité de Constitution européenne, non à l’Europe de l’austérité et du libéralisme, à 55%. Ce résultat sonne la fin d’une campagne âpre et clivante.

Placés sous les projecteurs, les tenants du « oui » ont été soutenus par une presse largement acquise au traité alors que les tenants du « non » ont été mis à l’écart des plateaux de télévision et des tribunes des journaux. Malgré cette campagne médiatique partisane, le « non » l’emporte et les Français sont traités de « populistes ».

Trois ans plus tard, faisant fi du vote populaire, Nicolas Sarkozy modifie la constitution et fait voter la loi qui permet de ratifier le traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne rejetée lors du référendum. À droite et comme à gauche, la majorité des parlementaires a contourné le vote du peuple. Ce déni de démocratie marque le début d’une rupture, d’un divorce entre les Français et les élites politiques et médiatiques.

De 2005 à 2016, ce documentaire raconte pourquoi le rejet d’une Europe « libérale » n’a cessé de creuser une fracture démocratique entre deux France, « celle d’en haut et celle d’en bas. » Et comment les promesses non tenues d’une Europe plus sociale ont fait le lit du Front National. Crédité de 15% des voix en 2002, le parti de Marine Le Pen a doublé ses scores électoraux en dix ans…

Un film écrit et réalisé par Elizabeth DrévillonFrance 3

De Gaulle au XXIè siècle

Conférence de Pierre-Yves Rougeyron le 19 décembre 2016 pour la sortie du 19e numéro de Perspectives Libres : De Gaulle au 21e siècle

Sommaire – Dossier : « De Gaulle au XXIème siècle »

  • Dans la vallée du roi – Pierre-Yves Rougeyron
  • De Gaulle : sous la statue, le volcan – Yannick Jaffré
  • Chronique d’un rendez-vous raté : la France gaullienne et l’Espagne franquiste – Nicolas Klein
  • L’amitié et la solitude de la grandeur – Daniel J. Mahoney
  • De Gaulle et l’héritage français de l’Etat directeur – Kees Van Der Pijl
  • Ni capitalisme ni marxisme : la signification chilienne de la visite de Charles de Gaulle – Joaquin Fermandois

Dans la bibliothèque des présidents de la République

Dans la bibliothèque des Présidents – La Fabrique de l’Histoire (France Culture)

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La formation littéraire des présidents

Les orateurs de la Révolution française puisaient à l’envi dans les classiques grecs et latins pour forger leurs discours. Les débats entre Athènes et Sparte, tout comme les discussions du Sénat de Rome, leur semblaient presque contemporains des événements qu’ils vivaient. Cette culture classique, forge de la rhétorique politique, perdura tout au long du XIXeme ainsi qu’une bonne partie du XXeme.

Pour notre première émission consacrée à la culture littéraire et historique des présidents de la République, nous nous attardons sur la figure de l’écrivain-président, la formation rhétorique des élites françaises et son maintien jusqu’au milieu du XXeme siècle.

Intervenants

  • Judith Lyon-Caen : Maître de conférences à l’EHESS, directrice adjointe du CRH, spécialiste des usages sociaux de la littérature dans la France du XIXe siècle.
  • Claire Blandin : Professeure à l’Université Paris 13.
  • Patrick Garcia : Maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise.

Une balade radiophonique dans la bibliothèque de Charles de Gaulle

Une visite de la bibliothèque de Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises en compagnie d’Yves de Gaulle

Intervenants


Georges Pompidou, un président normalien

Troisième volet ce matin de notre semaine dédiée à la bibliothèque des Président. La Fabrique a trouvé ce matin des poèmes, ceux qui ont été assemblés en 1961 par Georges Pompidou dans son « Anthologie de la poésie française ».

Nous parlerons de la passion de ce Président pour Baudelaire, de son interrogation sur la modernité, et de l’usage politique de ce savoir littéraire avec les historiennes Sabrina Tricaud et Emilia Robin.

Intervenants

  • Sabrina Tricaud : Chercheuse au Centre d’histoire de Sciences politiques
  • Emilia Robin : Chercheur associé à l’UMR IRICE,chargée de recherche à l’Association Georges Pompidou.

François Mitterrand, l’amour des lettres

Quatrième et dernier volet de notre semaine consacrée à la bibliothèque des présidents.

Aujourd’hui la formation et le parcours littéraire et intellectuel de François Mitterrand. Qu’y avait-il dans la bibliothèque de François Mitterrand ? Du Saint-John Perse, du Jules Renard, du Chateaubriand et du Lamartine. Mais quoi d’autres encore ? Nous en discutons avec François Hourmant, auteur de « François Mitterrand. Le pouvoir et la plume  » (PUF ).

Intervenants

Djihad, c’est arrivé près de chez vous

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Dix ans d’enquête au coeur du djihad français : voyage aux sources du mal.

La revendication des attentats du 13 novembre 2015 à Paris par Fabien Clain m’a remué les tripes. Depuis les émeutes de 2005 dans le quartier du Mirail, j’ai suivi sa trajectoire et celle de ses amis. Aujourd’hui, la plupart d’entre eux sont djihadistes en Syrie. Comment en sont-ils arrivés là ?

Personne n’a pris la mesure du phénomène. Fabien et Jean-Michel Clain sont à l’origine d’une des plus importantes filières françaises de candidats au djihad. Mohamed Merah en est issu. Ces nouveaux ennemis ont profité de l’éclatement des services de renseignements pour frapper. Et l’état d’urgence et le fichage généralisé des  » radicalisés  » ne les empêchent pas d’opérer.

Dans l’ombre, pourtant, des hommes et des femmes agissent pour endiguer ce fléau. Un policier de l’antiterrorisme, un agent infiltré dans les réseaux et sur la Toile mais aussi une socioclinicienne et des parents de djihadistes : l’auteur a côtoyé ces acteurs de premier plan et nous livre leur témoignage exceptionnel.

Jean-Manuel Escarnot est journaliste indépendant. Il a longtemps travaillé, notamment en Afghanistan, pour Radio France, Le JDD et Paris Match et est aujourd’hui le correspondant de Libération à Toulouse. En 2006, il a coécrit avec Emmanuel Razavi Moi, Alain, candidat au jihad (Jean-Cyrille Godefroy Éditions).



Secrets d’info – Interview de Jean-Manuel Escarnot (France Inter)

Une façade de librairie qui cache un imam radical, des djihadistes qui travaillent pour les services de renseignement français, des hackers français qui pénètrent les ordinateurs de djihadistes en Syrie, une médiathèque piratée… Jean-Manuel Escarnot a côtoyé des acteurs de l’antiterrorisme et révèle son témoignage.

L’Etat Islamique : une structure mafieuse qui a son service de renseignement et qui est très parano avec les français en 2014.

EXTRAIT | L’Etat Islamique soupçonne 13 djihadistes français en Syrie de travailler pour les services de renseignement français